I. Au château de Montai aussi
L'hôtel Ulmo.
fenêtres, les caissons sculptés de la grande arcade surbaissée (dont l'un porte un buste inconnu, peut-être celui de l'auteur) suffisent pour classer lyO^^s Privât parmi nos grands massonniers et ymagiers français et non pas seulement toulousains.
lyC bel hôtel de la rue Ninau (ancienne rue Guilhem-Hunauld) , no 15, fut construit, entre 1526 et 1529, par l'avocat général Jean Ulmo (d'Olmières), dont nous avons conté la pitoyable histoire. ly' avant-corps de l'aile gauche, avec sa salle basse
Ponbe Je l'IiàUl Ulmo
voûtée d'ogive, est certainement antérieur à 1526. ly'arrièrecorps de l'aile gauche, avec son perron à l'angle de la cour et sa tour pentagonale très étroite, privée de sa vis d'escalier, fut édifié par Ulmo en 1526, comme en témoignent ses armoiries sur la porte et la devise : Durum patientia frango. Il ajouta, enfin, le corps principal entre cour et jardin, avec son perron si élégant, dont le baldaquin, surmonté d'un vase, est supporté par deux fines colonnes ioniques. Par la porte,
on accède à un escalier à rampe droite et à double volée, premier et magnifique exemple d'une telle construction au xvi^ siècle. L'hôtel a grande et noble allure, malgré les remaniements qu'il a subis au xvii^ siècle (croisillons arrachés, fronton triangulaire détruit). En 1542, il devient la propriété du conseiller Pantaléon Jaulbert, qui y fit sans doute travailler, mais qui ne mérite pas de lui laisser son nom.
Le vieux logis édifié, entre 1474 et 1483, par le capitoul Pierre Dahus (2, rue d'Aussargues) (^) fut scindé, après sa mort, en deux parties : l'une, à l'angle de la rue du Vieux- Raisin, fut acquise par Augier d'Anglade, fils du viguier Turot d'Anglade (xv® siècle), et devint l'hôtel Béringuier- Maynier; l'autre passa, en 1504, à noble Vincent Roquette, qui la vendit, en 1528, à Guillaume de Tourne ër (ou Tournier, ou Tournois), sire de Mimasson et Villaines, président au Parlement de 1508 à 1529. C'est ce dernier qui, en 1532- I533> fit remplacer la vieille tour gothique par la tour qui domine aujourd'huilarue Ozenne.
La base de cette tour date de la Renaissance, mais les deux étages supérieurs et la tourelle sont de l'époque Henii IV et Louis XIII.
La porte à l'arc surbaissé et la fenêtre qui la surmonte forment un ensemble décoratif très beau, quoique un peu lourd, encadré par des pilastres superposés. Au-dessus de la
Tour Je Tounwër (Hôtel de Roquette ou de Dahus
La tour de Tournoër
ou de Roquette.