I. I,ieutenant du gouverneur du I,anguedoc
dans l'église Saint- Rome, à proximité des barricades établies rue des Changes et à l'entrée des Puits-Clos, par Pierre Delpech, le plus fougueux des chefs catholiques.
Le 12 mai, le Parlement casse les capitouls en exercice, qu'il remplace par des magistrats municipaux nommés par lui, transporte les barils de poudre du Bazacle au Palais, ainsi que tout l'argent de la Trésorerie, fait sonner le tocsin dans la ville et à quatre lieues alentour, fait armer les catholiques, qui arborèrent la croix blanche en signe de ralliement. Il presse l'arrivée des secours demandés et prescrit de courir sus à tous les religionnaires qui voudraient entrer dans la ville. Ce blocus fit son effet : les protestants ne reçurent du dehors que trois cents des leurs, tandis que le 13 et le 14 purent pénétrer des forces catholiques importantes, les compagnies de Pierre de Saint-Lari, seigneur de BeUegarde, de Clermont d'Aureville, de Savignac, de Tilladet, de Gardouch, de Fourquevaux. Le maréchal de Thermes tenait la banlieue ; les seigneurs de Terride, de Joyeuse, Montluc lui-même, alertés, envoyaient des renforts. Dans la ville, les forces catholiques furent mises sous le commandement du comte de Carmaing, à l'exclusion du sénéchal, dont on occupa la résidence. Les protestants disposaient de dix-sept cents hommes de troupes régulières et organisèrent des compagnies d'étudiants sous la conduite de Mignot, sieur de la Boissière, étudiant en droit, et d'un certain Breton, qui combattit plus tard à Lépante; ils attendaient un secours de douze cents hommes commandés par le vicomte d'Arpajon.
Le combat commença avec le massacre des calvinistes dans la partie de la ville tenue par les catholiques; rue des Couteliers, un calviniste se retranche dans sa maison avec dix-sept de ses amis; on y mit le feu. D'autres, pourchassés jusque dans les égouts, furent jetés à la rivière. Le 13 mai au soir, les protestants attaquèrent sans succès la place Rouaix et tentèrent vainement d'atteindre Saint-Etienne; mais ils prirent le couvent de Saint-Pantaléon et l'église Saint-Georges, qu'ils mirent à sac. Le 14 mai, la contre-offensive catholique sur la tour de Najac {^) fut repoussée égale-
Mesures du Parlement.
La bataille de rues.