‹ Histoire de ToulouseChapitre 167 sur 317 · rue des Arts (hôtel Baichère · texte numérisé non relu

rue des Arts (hôtel Baichère

L'Université.

Médiocre situation

des maîtres.

un appartement de la place du Pont Neuf, offert par les capitouls à l'un d'eux, l'abbé Maury. La liste des membres de cette Société comprend l'élite intellectuelle de Toulouse au xvii^ siècle (^). Vendages de Malapeire, qui fut peut-être janséniste, était à coup sûr un physicien, un astronome et un poète; des deux Pellisson, le second fut le secrétaire de lyouis XIV, membre et historien de l'Académie française. Le médecin François Ba^de, im des fondateurs, passa pour un des plus illustres de son temps. L'avocat Caumels édita les œuvres de Goudouli. Le président de Garaud-Duranti, possesseur d'une belle bibliothèque, passait pour une tête encyclopédique. L'abbé Guillemot se signale par des découvertes en optique. Rocoles était historiographe de France. Pierre-Sylvain Régis a collaboré au Journal des savants. Le minime Maignan (1601-1676), remarquable mathématicien, et le jésuite d'Ardenne jouissaient d'une réputation de science et de talent; le chevalier de Beaufort-Frézals était membre de la Société royale de Londres; Palaprat (^), enfin, fit partie de la célèbre Compagnie. Les séances, d'abord d'allure très libre, finirent par prendre la régularité hebdomadaire et l'esprit des réunions académiques; on fonda, à la fin du XVI16 siècle, des concours de sonnets et de bouts rimes; ces derniers firent fureur. Bâville voulait faire des Lanternistes une académie véritable; il leur choisit comme protecteur le duc du Maine, gouverneur de la province, et leur donna un premier règlement. Mais les Jeux floraux, qui ne s'entendaient pas avec les Lanternistes, les devancèrent; il n'y avait pas encore place, à Toulouse, pour deux Académies. Au reste, en 1704, ces derniers interrompirent leurs réunions par des trêves plus ou moins courtes.

L'Université apparaît en plein déclin au xvii^ siècle P). La situation matérielle des régents est assez misérable. Les professeurs de droit touchent 994 livres de gages par an, ceux de théologie, de médecine et des arts, 262 livres 9 sous. Ces appointements leur sont assignés sur un fonds de 6.196 livres à prendre sur la gabelle et 2.000 livres sur les

I. Voir V Histoire de V Académie des Sciences, de M. I,apierre, dans les Mémoires de cette Académie.

Page 1