Actuellement, salle des séances du Conseil mmiicipal
Les artistes.
Cammas.
Subleyras.
Despax. Rivalz.
Roques.
une telle activité artistique et si continue. Aussi l'Académie des Beaux- Arts de Toulouse jouissait-elle d'une enviable réputation. Chaque année, le roi ou de riches mécènes lui faisaient don de quelques toiles; les peintres et les sculpteurs étrangers tenaient à honneur d'en faire partie et lui adressaient leurs morceaux de réception, tels Lagrenée, Natoire, Jeaurat, Restout, Vien, Pajou, Houdon, même un architecte et un graveur espagnols : Salvador de Carmora et Moles.
Plus que jamais, nos artistes sont nourris à l'école de l'Italie et, dans la seconde partie du xviii® siècle, ils donnent dans le goût de l'antique et de l'archéologie. Il est remarquable qu'il n'y ait guère chez nous de « petits maîtres » imitateurs de Watteau, de Lancret ou de Boucher. Nos artistes travaillent pour l'Eglise ou pour les capitouls, exceptionnellement pour les riches particuliers; ils sont forcés de penser avec grandeur et noblesse; aussi l'école toulousaine de peinture, issue en grande partie du talent probe et vigoureux, im peu pompeux, d'Antoine Rivalz, a formé de très nombreux élèves, dont les plus connus sont : Guillaume Cammas (1688-1777) qui suivit aussi les leçons de H. Rigaud à Paris, et se rendit célèbre par son plan de la façade du Capitole; il créa vraiment l'Académie et dirigea, en partie, les travaux d'embellissement de la ville (^) ; puis Pierre Suble3'ras (1679- 1769), qui étudia en Italie et dont le Musée garde les cinq tableaux de la chapelle des Pénitents-Blancs, une nature morte et un portrait pénétrant de lyucas; Jean-Baptiste Despax (1709-1753), décorateur infatigable, qui peignit maintes toiles pour les Carmélites, (2) la Visitation, les Bénédictins et Saint-Nicolas, dans un style assez lâche, mais non sans agrément. I,e chevalier Jean-Pierre Rivalz (1718-1785), fils d'Antoine et élève de Subleyras, passa douze ans en Italie; il avait un cabinet d'antiques réputé; il fut, à Toulouse, le héraut de la réforme opérée par Vien à Paris, il dirigea l'école, mais ne nous a laissé que des œuvres assez médiocres (^). Lagrenée et Valenciennes firent hors de Tou-