I. Iv'ancieii logis d'Aug. Ferrier
Guillaume Cammas, nommé peintre de l'Hôtel de ville (1737), rouvre les cours (1738) avec la collaboration du chevalier Rivalz, fils d'Antoine, de son élève Despax, des sculpteurs Pierre I^ucas, Marc Arcis, Rossard et du graveur Simonin aîné. Cette société, organisée en 1740, pourvue de statuts en 1746, puis en 1748, prospéra rapidement. On demanda sa transformation en académie, demande qui fut vivement appuyée par le comte de Caylus, originaire de nos pa^'S (^), par le duc de Richelieu, commandant de la province, et par l'archevêque de Toulouse. Le 25 décembre 1750, des lettres patentes créaient l'Académie ro^'ale de peinture, sculpture et architecture, comprenant les associés nés (i^^ classe), les associés honoraires (2^ classe), les associés ordinaires (3^ classe) et les associés étrangers ou résidant à Toulouse (4^ classe, peintres). Les dignitaires étaient le modérateur, élu chaque année, et le secrétaire général perpétuel. Un des plus remarquables de ses membres fut de Mondran, trésorier de France, amateur d'art, dessinateur et architecte par passe-temps, qui fit le plan d'aménagement des promenades publiques.
Le premier soin de la nouvelle Académie fut d'organiser Les Salons des expositions de peinture, pendant huit jours à partir de ^^ peinture, la Saint-Louis (25 août), à l'instar de Paris (^). Le salon inaugural s'ouvrit, le 25 août 175 1, dans la galerie de peinture du Capitole(^); ils se succédèrent tous les ans jusqu'en 1791, sauf en 1757 et en 1771. La préparation en incombait à une commission d'académiciens présidée par le modérateur de l'année, puis par le secrétaire perpétuel. On exposait des tableaux anciens prêtés par leurs propriétaires, des copies de grands maîtres, des oeuvres des artistes toulousains ou étrangers, et aussi des essais d'élèves, dont on faisait un salon à part. On y remarquait bon nombre d' œuvres de femmes. Nous savons que, dès 1755, plus de trente dames fréquentaient les cours de peinture. En 1777, cinq jeunes femmes, dont la marquise de Gavarret, reçurent des médailles de l'Académie au concours de fin d'année. Il n'y a pas de ville de province, sous l'ancien régime, qui ait manifesté