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C'est là qu'est le bas-relief de IVIarc Arcis

4. L,aruette {1730-1792) a donné son nom à son genre; il avait pris l'emploi des pères et des ganaches. B est né et mort à Totilouse. En 1772, l'Opéra-Comique fut absorbé par la Comédie-Italienne et Laruette passa alors à ce dernier théâtre.

de Pergolèse, mais, comme Nicolas Dalayrac, de Muret (1753- 1809) (^), il a fait toute sa carrière à Paris. Le maître de chapelle de Saint-Sernin Dupuy est demeuré à Toulouse et ses

DALA YRAC (Xicolas)

Compositeur de musique

(Mus,

compositions eurent l'honneur d'être louées par Gossec. Ce n'est que vers la fin de l'ancien régime que le goût des représentations lyriques semble s'être développé et fixé.

Les classes sociales paraissent plus tranchées au xviii® siè- La vie sociale cle qu'auparavant; elles se cristallisent et l'on ne s'élève

I. Dalayrac ou d'Ala5'rac, élève de L,anglé, professeur à l'Ecole royale de chant, a écrit d'abord des duos de violon et des quatuors, puis de nombreuses romances et ime cinquantaine de pièces, dont bon nombre furent représentées à la Comédie- Italienne et à rOpéra-Comique. Sa musique était élégante et spirituelle; il est le créateur de la romance tendre et mélancolique.

Les hautes classes.

Les armes.

Courses.

plus avec la même facilité qu'au xvi^ et même au xvii^ siècles. Bien rares sont ceux qui, de l'état de marchand, accèdent à la noblesse de robe, en attendant la noblesse tout court, comme Jacques Martin, capitoul en 1717, trésorier de la Bourse des Marchands (1710-1711), dont le fils prend le nom de Jacques de Martin, seigneur d'A3^guesvives, conseiller au Parlement (1731-1737), et dont le petit-fils, Jean-Jacques Martin d'A3^gues vives, présida la première des Enquêtes (1767) et finit ses jours sur l'échafaud, le 14 juin 1794. Depuis la fin du règne de Louis XIV, la noblesse est soigneusement cataloguée (^). A la veille de la Révolution, le maréchal de Ségur exige quatre quartiers de tout candidat au grade d'officier de l'armée. Le recrutement par en bas des hautes classes s'arrête; là, peut-être, se révèle une des causes de la Révolution.

A Toulouse, la haute société vit à part, avec ses compartiments, épée, robe, capitoulat, peut-être moins étanches qu'ailleurs, marqués pourtant par d'imperceptibles dédains. Un club de la noblesse se forme quelques années avant la Révolution, qui tenait ses réunions au Jeu de Paume de la rue Duranti (n^ i). C'est pour ce beau monde que s'est établie, déjà sous Louis XIII, l'Académie ro5^ale des armes, et dont le xviii^ siècle fut l'époque la plus brillante; il y avait des assauts à l'Hôtel de ville, avec des prix; il y eut aussi des duels; Toulouse fournissait un contingent notable de mousquetaires et de gardes du corps; c'est aussi pour la noblesse que l'on a fondé l'Académie d'équitation (1616), dont le local se trouvait sur l'Esplanade, à côté de la porte Montgaillard, établissement honoré d'une subvention de i.ooo livres par les Etats (1674) et d'une autre subvention de 500 livres par les capitouls (1776). C'est pareillement un sport aristocratique que les courses de chevaux, dont la premièie, due à l'initiative privée, et qui eut lieu aux Sept-Deniers, le 25 juin 1765, devant trente mille spectateurs, eut pourtant le caractère d'un divertissement populaire; ces courses devinrent une institution officielle à partir de 1783 ; le 12 avril, l'une d'elles fut organisée au manège de la porte Montgaillard

I. C'est l'enquête commencée en 1667 qui a abouti à la rédaction de l'armoriai de d'Hozier.

avec une telle affluence qu'une tribune s'écroula. Il y eut aussi, à Toulouse, huit maîtres de danse, cet art étant aussi indispensable au jeune noble que l'escrime et l'équitation.

Mais ce sont les salons qui sont la plus fidèle image de la Les Salons, vie aristocratique. Ils traduisent la sociabilité propre au Français et la forme même de cette sociabilité; les femmes y régnent, et non pas seulement par leur charme physique ou l'autorité de leur nom, mais aussi par les séductions de leur esprit. Plusieurs grandes dames furent lauréates des Jeux Floraux. ly'on rencontre dans leurs salons tous ceux qui sont du monde, nobles ou parlementaires, et l'on y admet ceux à qui leur talent, à défaut de titres plus distingués, donne une sorte de droit de cité. Modelés sur ceux de la capitale, nos salons toulousains, qui sont presque exclusivement des salons parlementaires, ont été littéraires et, à l'occasion, politiques et philosophiques; les plus fréquentés sont ceux de la présidente du Bourg, de M™® de Cambon, de M™® de Rességuier, de M™^ Mengaud de Ivahage (née de Gudanes), de M^"^ de lyamothe-Varicléry. Parmi les habitués de ces réunions mondaines figurent le cardinal de Bernis, Jean du Barry, Lefranc de Pompignan, Marmontel, le président de Barbot, collaborateur de Montesquieu, les vicaires généraux de l'archevêché, jeunes ecclésiastiques de haute lignée et abbés de cour, Dupaty, président au Parlement de Bordeaux dont la nomination fit un tel scandale (il était roturier) et dont Robespierre écrivit l'éloge. On y lisait de petits vers; de là partirent assurément les chansons satiriques sur le Parlement Maupeou. On y dansait; on y inventait des charades, des énigmes et des rébus, voire des calembours. On y jouait la comédie; à cet effet, le comte de Bournazel avait même fait construire un théâtre dans son hôtel ; on y chantait des opéras-comiques. Rose et Colas (^), par exemple, dans le cadre agreste de Saint-Elix. Ainsi, ces réunions continuaient, l'été, dans les belles résidences des environs, à Blagnac chez les Chalvet de Rochemonteix ou chez les Maniban, au Secourieu chez la présidente de Rességuier (^) , à Saint-Elix

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