‹ Histoire de ToulouseChapitre 199 sur 317 · Vallée de l'Ariège près Toulouse · texte numérisé non relu

Vallée de l'Ariège près Toulouse

chez M"^6 de I^amotlie, à Bonrepos (^) chez les Riquet, à Fourquevaux en Lauraguais chez les Catellan. Jamais la vie de société, à Toulouse, ne fut plus active et probablement plus agréable pour les privilégiés qu'à la veille de la Révolution.

La La haute société se rencontrait aussi dans les loges maçon-

Fianc -maçonnerie, niques ; on sait l'attrait de cette association, d'origine anglaise, pour la société du xviii® siècle, si pénétrée d'anglomanie. Ses cérémonies mystérieuses, ses tendances philanthropiques et déistes plaisaient aux hommes cultivés que ne satisfaisait plus l'enseignement des religions officielles. La première loge toulousaine, la Sagesse, date de 1735 ; puis vinrent les loges La Française, qui absorba la loge Saint- André des Arts, et V Amitié. Le rite écossais, différent de celui de la grande loge d'Angleterre, fut représenté à Toulouse par la Vieille Bru ou les Ecossais fidèles. En 1765, il ne restait que trois loges et une loge de femmes, dite à' adoption. Mais la fondation du Grand-Orient de France, sous la présidence du duc d'Orléans (Louis- Philippe- Joseph, le futur Egalité), donna une vive impulsion à la vie maçonnique. Il n'y eut pas moins de douze loges à Toulouse sous Louis XVI, dont la dernière et la plus considérable fut V Encyclopédique (1788) (2). Toute la noblesse de Toulouse faisait partie de la franc-maçonnerie : les de Bertier, de Portes, de Panât, de Grammont, de Nogaret, Potocki, la plupart des membres du Parlement, les plus grands avocats, de notables bourgeois y voisinaient. L'instal-

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