Cité dans Braud
pliments en vers de sa façon aux dames et aux notabilités, qui « avait tourné son talent peu distingué... à servir la cause de la liberté » (^). Enfin, on y voit paraître ceux qui joueront un rôle actif sous la Convention : Arbanère, président du tribunal criminel, « homme d'un talent médiocre, vain, souvent emporté, mais non dangereux » {^) ; Loubet, lyoubers, Janole, Capelle, protagoniste du drame de 93. Constitutionnels ou futurs feuillants, patriotes et futurs Girondins, futurs Montagnards ou terroristes s'y mêlent, sous l'égide de Dieu, de la nation et du roi, auxquels ils se proclament également fidèles.
Journaux La liberté de la presse, qui existe en fait depuis 1788 et
et libelles. ^^ droit depuis 1789, achève de donner à Toulouse un caractère nouveau. Les journaux de Paris parviennent jusqu'ici, surtout par les Jacobins qui s'y abonnent.
La Société reçoit Le Logo graphe, Les Annales patriotiques, La Feuille villageoise. Le Patriote français, de Brissot; Le Journal des 83 départements, de Gorsas; L' Ami des citoyens. Les Révolutions de Paris, de Loustallot; Le Journal général de l'Europe et enfin Le Journal des débats des amis de la Constitution, compte rendu fidèle des délibérations de la société mère (^). Ils reçoivent aussiL' Ami du peuple, de Marat, et Le Père Duchesne, de Hébert, qui les amuse par sa bouffonne grossièreté et qu'ils citent souvent. Les journaux roA-alistes sont également répandus : Les Actes des Apôtres, L' Ami du roi. A Toulouse se fondent aussi des feuilles publiques. La première est Le Nouvelliste national ou Journal de Toulouse, politique, libre et impartial, paru le 12 novembre 1789 chez Etienne Sens, imprimeur, vis-à-vis de l'église Saint-Rome, et dont le rédacteur est Auguste Gaude. Son épigraphe est : Post tenebras lux (*). Le 6 janvier 1790, on vend les premiers numéros du Journal universel et affiches de Toulouse et du Languedoc, édité chez Robert, rue Sainte-Ursule. Ces journaux suivent finalement le mouvement révolutionnaire et
1. De sou vrai nom Hyacinthe Pelet, né à Chazeneuve (Isère), en 1756.