‹ Histoire de ToulouseChapitre 218 sur 317 · Ancien amphithéâtre de la Faculté des Lettres · texte numérisé non relu

Ancien amphithéâtre de la Faculté des Lettres

en difficultés (décembre 1790) ; il vote des primes d'encouragement pour les manufactures, demande à l'Assemblée de conserver à Toulouse ses écoles et ses académies. En mai 1791, quelques-uns de ses membres s'offrent à remplacer les Frères de la doctrine chrétienne pour l'instruction des enfants, en attendant un plan d'éducation nationale. Le 17 novembre 1790, ils envoient une adresse à la Constituante en faveur de l'annexion d'Avignon à la France : « Rendons à la nature ce que les ministres de Dieu lui détiennent, sans appréhender de violer en cela le respect que nous devons à l'Eternel (^). » Enfin, ils favorisent la formation, quand ils ne la déterminent pas, de clubs analogues dans le département de la Haute- Garonne et les départements voisins. Plus de cent cinquante sociétés sont affiliées, à l'installation desquelles assiste un commissaire toulousain. Elles prennent leur mot d'ordre à Toulouse et reçoivent du Club Toulousain conseils politiques et journaux.

Aux premiers fondateurs qui se sont groupés pour défendre Principaux la Révolution contre ses ennemis s'ajoutent très vite de membres du Club, nombreux bourgeois cultivés, philosophes, des francs-maçons probablement, des ecclésiastiques en assez grand nombre, la plupart prudents, amis de l'ordre, mais démocrates et égalitaires. Tels sont : un de ses premiers présidents, l'avocat Theule, futur déjjuté à la Législative; l'abbé Barthe, l'abbé Saurines, vicaire constitutionnel de Saint-Etienne, futur évêque constitutionnel du Gers; Mailhe, avocat; Projean, de Carbonne, homme de loi; Delmas, chef de la légion de la Pierre; le P. Sermet, que nous retrouvons archevêque du Sud; du Mège, Derrey de Belbèze, futur maire de Toulouse; Douziech, Martin, futur membre des Cinq-Cents; Vadier, le futur président de la Convention et président des Jacobins de Paris; Montané, officier du ci-devant sénéchal; le dominicain Lordat; le capitaine de génie de l'Espinasse; Dupuy, le futur commandant du 1^^ bataillon des volontaires de la Haute-Garonne; Larrey, le futur chiruigien de la Grande Armée; l'avocat Rouzet; le comédien Desbarreaux, qui ne tient pas encore aux Jacobins un emploi de premier plan, spécialiste, d'après d'Aldéguier, des com-

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