‹ Histoire de ToulouseChapitre 241 sur 317 · Arch. dép., L · texte numérisé non relu

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par la publication de l'insolent manifeste de Brunswick (^) (i®r août), ainsi que du vote de la déchéance du roi parvint à Toulouse, par un courrier extraordinaire, le 14. Aussitôt les trois corps administratifs s'assemblent et se proclament en permanence. Le 18, ils publient les décrets relatifs à la convocation des assemblées primaires en vue de l'élection d'une Convention nationale. La Société des Jacobins remercie la Législative des « mesures énergiques qu'elle a prises pour sauver la Patrie ». Elle change son titre ancien en celui des Amis de la Révolution et stimule vigoureusement les autorités. Le 19, elle obtient un arrêté du Conseil général de la commune ordonnant la destruction de « toutes statues, obélisques et autres commémorant le despotisme ». C'est alors qu'est enlevée de la place Mage et détruite la statue de Louis XIII; le buste de Louis XVI disparaît du Petit-Consistoire; l'obélisque du Parlement a le même sort; les blasons capitulaires sont martelés. Dans les églises commencent à être confisqués les objets précieux : les sépultures de Saint-Etienne, de la Dalbade sont violées par les chasseurs de plomb. Dès le 18 juillet, le port de la cocarde tricolore est obligatoire. Après le 10 août, la section Le Roi prend le nom de section Egalité. Le 24 août, tous les journaux aristocratiques sont interdits. Le 26 août, la Société des Jacobins apprend la trahison de La Fayette. Le 29, Carbonel présente le portrait du héros des deux mondes à la Commission chargée de déterminer « le genre d'ignominie que l'on ferait subir à cette image exécrable » ; comme celle de Henri III pendant la Ligue, elle fut brûlée au milieu d'imprécations contre le traître, le voleur et l'infâme La Fayette.

Les assemblées primaires se réunissent le 26 août, au Les Assembléesmilieu de cette exaltation. Une ardente poussée démocra- primaires, tique s'y révèle, à l'imitation de ce qui s'est passé à Paris '^des^ction ^^ avant et après le 10 août. Les quinze sections de Toulouse se déclarèrent permanentes et désignèrent un Comité central, comprenant probablement une soixantaine de membres (2), formé le i^r septembre, qui siège à l'Hôtel de ville,

1. On sait que ce manifeste, destiné à terrifier les Français, fut l'œuvre, non du duc de Bnuiswick, généralissime de l'armée alliée, mais de deux émigrés : de Ijmon et Pellenc, ex-secrétaires de Mirabeau.

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