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C'est l'ex-académicien et ex-abbé d'Aurillac

2. ly'un d'eux est Jacques Gamault, que nous retrouverons dans la crise fédéraliste.

Jean, Montagnard en 1793, suivra une évolution analogue. Le médecin Calés, colonel de la garde nationale de Saint- Béat, comptera parmi les Montagnards opportunistes et les thermidoriens. Pour le ministre protestant Julien, membre du Directoire départemental. Montagnard également, il s'est rendu tristement célèbre par ses accointances avec les financiers et les tripoteurs, échappa par la fuite à la guillotine, fut mis hors la loi et rentra en grâce après le 9 thermidor. Ayral, médecin de Saint-Nicolas-de-la-Grave, siégea à la Montagne, mais ne se fit guère remarquer. Tous les autre ssiégèrent à droite ou au centre. Desacy mourut au cours de la session. Bstadens et Rouzet, Girondins, proscrits avec les 73, évitèrent la mort. Drulhe, ex-curé du Taur, Pérès de L^agesse, ex-constituant, de Mazade-Percin, commissaire du gouvernement près le tribunal de Castelsarrasin, réalisent les t^^pes classiques de centristes, soutenant tour à tour la Gironde et la Montagne. Tous étaient, en tout état de cause, antiroyalistes, partisans sincères oii résignés de la République. En somme, la Haute-Garonne envoyait une députation plus active, plus vivante que celle de la Constituante ou même de la Législative. Pour les suppléants, ont siégé Lespinasse, assez effacé (remplaçant Desacy) ; Biaise Dario (remplaçant Julien) qui fut guillotiné comme fédéraliste, et Alard, de Montesquieu -Volvestre (remplaçant Dario). Au total, la représentation toulousaine est d'allure modérée; nous n'y trouvons aucun protagoniste de la Terreur, Mais Toulouse peut nommer parmi ses enfants, sinon parmi ses députés, le souple, brillant et haoile Barère de Vieuzac, avocat et lauréat des Jeux floraux pour un éloge de Rousseau, qui réussit, par des moyens habiles, à servir Robespierre sans être enveloppé dans sa disgrâce et fut une des chevilles ouvrières du grand Comité de Salut ptiblic (juillet 1703 -juillet 1794).

L'abolition de la royauté (21 septembre) et l'établissement de la République (22 septembre) furent annoncés, à Toulouse, par une proclamation aux cito3^ens; l'administration départementale envoya à la Convention une adresse d'adhésion au nouvel ordre de choses; depuis cette date, à l'exemple de la Société de Paris, les Jacobins prendront le nom de Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité et aussi d'Amis de la

Renouvellement

des administrations.

République (2 octobre). Au reste, le Club se renouvelle presque entièrement en novemore; vingt-cinq citoyens, choisis par le président, sont chargés de l'épuration; à l'élément aisé succédera assez rapidement l'élément populaire, artisans et petits bourgeois. Dès octobre, l'appellation de Citoyen remplace celle de Monsieur. Le bonnet rouge est déjà la coiffure des patriotes (\V Le décret du 22 septembre prescrivait le renouvellement de toutes les autorités. Et, comme conséquence, le 18 octobre fut élue une nouvelle administration départementale {^), en majorité girondine; le procureur général-s^mdic fut Malpel, qui avait déjà remplacé Mailhe en octobre 1791; quant au secrétaire général Ricard, accusé d'avoir fourni des passeports à des prêtres réfractaires, il fut suspendu le 20 novembre et remplacé par Arzac, qui démissionna le 9 janvier 1793, puis par Antoine Beguillet, de Dijon, qui cumula sa fonction avec celle d'inspecteur général des contributions publiques. Les élections à la commune eurent lieu le 23 octobre; Marc de Rey de Belbèze (ou Derrey), fils de capitoul, fut nommé maiie par 1.168 A^oix contre 211 à de Rigaud; les plus marquants des officiers municipaux étaient Ferrand, le futur successeur de Derrey, Mandement, Trémoulet et Causse, le second maintenu dans son mandat de 1791 à 1796. La nouvelle municipalité, comme le département, était de nuance girondine; elle conserva ses anciens procureur- syndic et substitut, Dupuy et Corail. La direction de la Monnaie passa de Laburthe aux mains de Loubet ; celle des Postes, enlevée à Lai:)lonnière, ex-garde du corps, fut attribuée à Arthaud. bon patriote, orfèvre de son état et Lorrain de naissance.

1. On sait qu'elle a été adoptée, en 1792, en l'honneur de la libération des Suisses de Châteauvieux du bagne de Brest (où ils portaient le bonnet rouge du forçat à temps). I,e 29 novembre 1792, le club des Jacobins écrit aux sociétés affiliées d'adopter le « bonnet de la liberté ». — I^e bonnet rouge était, sur la tête des forçats, l'emblème du déshonneur. Sous la Révolution française, les suisses du régiment de Châteauvieux (Nancy), condamnés pour rébellion puis libérés par la Législative, parurent, à Paris, avec leur costume du bagne et leur bonnet rouge, qu'on les félicitait d'avoir anobli. Ce bonnet rouge, dont ils avaient la tête couverte, fut regardé comme une couronne civique, et les plus chauds républicains s'empressèrent de l'adopter.

2. Directoire : Dispan, Blanc, Calés, I^eygues, Courties, Guiringaud, Bellecour, Sartor.

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