‹ Histoire de ToulouseChapitre 259 sur 317 · I. Il l'appelle Jacques- Adam Moulis · texte numérisé non relu

I. Il l'appelle Jacques- Adam Moulis

I<a justice révolutionnaire.

Le Tribunal

révolutionnaire.

Grand ' Chambre

du

Parlement.

Le sotivonir de ces heures lugubres est demeuré un des thèmes favoris des historiens de la Terreur à Toulouse (^).

Le tribtmal révolutionnaire fut l'arme essentielle de la Terreur. Jusqu'au 15 novembre 1793, les suspects étaient déférés au tribunal criminel, présidé d'abord par Arbanère, puis par Hugueny. La première condamnation politique est celle du chevalier de Castéra, exécuté, le 29 septembre 1792, pour complot contre la sûreté de l'Etat. Le décret du 19 mars 1793 donna aux tribunaux criminels le droit de juger révolutionnairement, sans appel et sans jury. La première victime de cette justice nouvelle mourut courageusement, le 20 avril 1793. Mais Arbanère n'était qu'un modéré, encore qu'il louât Toulouse, le 2 mai, d'avoir-« fait trembler le clergé le plus indomptable, la noblesse la plus orgueilleuse de l'empire et fait mordre la poussière au second Parlement de France ». Sous sa présidence, l'activité de la jtistice ne répondit pas aux vœux des patriotes et, le 24 juin, la Convention ordonnait son arrestation comme fédéraliste. Le 2 juillet, l'inflexible Huguen}' le remplaçait. Avec lui et avec l'acctisateur Capelle, ci-devant avocat au Parlement, maire du Faget, juge ati tribunal de Revel et ami intime de Descombels, les condamnations à mort se multiplient : un voiturier accusé d'embauchage, un accapareur, un boulanger qui vendait dti mativais pain, le P. Hazera, de la Merci. Les exécutions répandaient une terreur générale et donnaient à l'autorité une force considérable {^).

Cependant, la Société populaire ne cessait de demander pour Toulouse un tribunal semblable à celui de Paris (2 mai, 14 mai). En novembre, la réclamation se fait plus pressante, si bien que Paganel et Cassan^'ès, député des Pyrénées- Orientales, par tm arrêté du 25 brumaire (15 novembre), érigeaient le tribtmal criminel en tribtmal révolutionnaire, dans le dessein de presser le jugement des reclus et de terroriser l'opposition. Descombels, après avis de la vSociété, nomma les douze jurés, à raison d'un par district, cinq pour

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