Il fut fait plus tard comte de Folmont
2. Officier du génie, connu par les travaux du port de Cherbourg et fils du docteur Sol, médecin des prisons sous la Terreiu"; « le docteur Purgon », dit d'Aldéguier.
3. Nouveaiix oiïïciers municipaux : Muret, Béziat, Mercier, Rigaillou, Jacques Vaysse, tous négociants.
4. Arrêté du 20 fructidor an V (Arch. dép., série I,, liasse 2563). l,es scellés ont été mis sur les presses.
public, obligé de quitter sa charge et la ville. Dès le 27 fructidor, toutes les mesures rigoureuses décidées par le gouvernement sont appliquées, notamment la loi sur la police des cultes. Les sonneries de cloches sont interdites, le serment exigé des prêtres, les écoles et les instituteurs étroitement surveillés; ordre de fusiller tout partisan de la royauté ou de la Constitution de l'an I. Le 4 décembre. Desbarreaux rappelle la population à l'observation du décadi et défend ce jour-là toute antre vente que celle des comestibles. L'Administration du département est épurée, trois de ses membres destitués comme amis des prêtres et du roi; même épuration des commissaires près des communes (5 décembre). Les élections de germinal an VI (mars 1798) ne changèrent rien à l'orientation polititique; Jacques Vaysse remplace Desbarreaux et renchérit sur son zèle montagnard; un arrêté de juillet 1798 rétablit les visites domiciliaires. Desbarreaux est nommé au département, puis révoqué, mais rétabli trois mois après. En place de Destrem, élu aux Cinq-Cents, est nommé commissaire près de la Commune un bon patriote, Gaubert. A la fin de 1798 et au début de 1799 les événements extérieurs, la formation de la deuxième coalition, l'assassinat de nos plénipotentiaires à Rastadt renforcent l'autorité des montagnards : les élections législatives de germinal an VII furent un gros succès pour eux. Toulouse nomma le général Augereaa, l'homme du 18 fructidor, réélut Porte, et délégua aux Anciens un administrateur du département, Guillaume Dast de Brignemont, au reste assez effacé. A Paris, se reconstituent les Jacobins, sous le nom à' Amis de la Liberté et de l'Egalité, siégeant au Manège, avec leur organe, le Journal des Hommes libres, rédigé par Antonelle. Destrem fut un des fondateurs du nouveau club. A Toulouse, les anciens « frères et amis » se réunissent aussi ; ils forment le Cercle constitutionnel, de nuance gouverne mentale et fructidorienne, qui tient ses séances au collège Sainte-Catherine ou dans un local de la rue du Sénéchal; ils tiennent l'armée et notamment le général Comnies, commandant la dixième région.
Jamais les fêtes républicaines ne furent célébrées avec plus de Les
régularité que durant cette période. En 1796, ce sont celles de ^^^^^ décadaires la Jeunesse (lo germinal), de la Reconnaissance et des Victoires ^^ Directoire.
(lo prairial), de l'Agriculture (4 messidor), de la Prise de la Bastille (9 et 10 thermidor 27-28 juillet), du 10 août (23 thermidor), de la Vieillesse (10 fructidor), de la République (i®"" vendémiaire). En 1797, ce sont celles des Epoux (10 floréal), de la Paix (15 floréal). I^e i^r novembre, Desbarreaux célèbre Bonaparte et le traité de Campo-Formio. En 1798, fête de la Reconnaissance (10 prairial). Le 3® jour complémentaire de l'an VI, par application des décrets des 17 thermidor et 13 fructidor, le culte décadaire est organisé dans toutes les communes du pays. Il doit comporter des jeux, des danses et des exercices gymniques. A Toulouse, le lieu de la célébration varie; c'est tantôt la place de la Liberté (Jeunesse, Agriculture, Prise de la Bastille, 10 août i^^ vendémiaire), tantôt la Grande- Allée et le Grand- Rond (Reconnaissance ou Victoires). L'Eglise des Pénitents bleus, puis, en 1798, la grande nef de Saint-Etienne sont affectées aux cérémonies du décadi. Le décor ne varie pas; l'autel de la patrie en est la pièce maîtresse. Le symbolisme des attributs et des accessoires parle aux intelligences frustes : branches de lauriers offertes par le président de la municipalité aux soldats blessés ou convalescents, charrues attelées de bœufs enguirlandés de feuillage, trônes qui s'écroulent dans les flammes, discours, illuminations, feux d'artifice, danses et jeux, tout un attirail des réjouissances officielles qui s'est usé à force de servir. Les fêtes sont souvent troublées par des tapageurs; au temple décadaire, on cause à haute voix dans les galeries pendant les cérémonies. Pourtant ces fêtes continuent, surtout en 1799, au moment où la deuxième coalition exalte les craintes et ramène un instant la psychose de la Terreur. La fête du 21 janvier fut, cette année-là, célébrée avec une pompe particulière. Les plus émouvantes de ces cérémonies furent celles des drapeaux de la 80^ demibrigade (10 pluviôse an VII) ; surtout la fête funèbre en l'honneur des plénipotentiaires français (^) assassinés par les hussards autrichiens à Rastadt (20 prairial), où l'orateur voua les assassins à l'exécration de la postérité; la fête funèbre à l'occasion de la mort du général Joubert à Novi (10 vendémiaire) (^) ; enfin la réception solennelle du tableau représentant la mort