INSURRECTION DE L'AN VII
Ces fêtes n'étaient pas inutiles pour maintenir l'esprit La grande public à Toulouse. Depuis fructidor, on peut dire que les conspiration royalistes préparent l'insurrection; d'abord larvée à la fin / „ q^n de 1797 et en 1798, la révolte devient, en 1799, un vaste mouvement, une manière de Vendée du Midi, qui a avorté mais qui, mieux conçu et mieux dirigé, eût pu mettre la République en sérieux danger.
IvCS agitations commencent à s'aggraver en brumaire an VI Premiers
(novembre 1797) ; les prêtres insermentés publient des fac- symptômes, tums contre-révolutionnaires. Iv' organisation du tapage au théâtre, lors des incidents dont M^e Cressent fut l'héroïne, semble bien avoir fait partie d'un plan général; des assemblées illicites sont dénoncées à la municipalité qui fait faire des perquisitions pour rechercher les armes. Un mouvement devait éclater le 30 nivôse; il avorte. Au reste, royalisme, brigandage et insoumission militaire se confondent à tel point qu'on ne peut souvent les distinguer; dans la nuit du 6 au 7 brumaire, le courrier de Paris est attaqué et dévalisé à une lieue de la ville; on sait assez que ces attentats visaient au vol des fonds publics et avaient souvent un caractère politique (2). En 1798, les arbres de la lyiberté sont partout coupés systématiquement; l'insécurité est telle, les vols et les assassinats si fréquents, que l'on astreint les voyageurs au passeport. En janvier 1799, à l'approche de l'anniversaire du 21 janvier, des placards royalistes pleins de menaces sont affichés sur les murs. La loi Jourdan (19 fructidor an VI- 5 septembre 1798), étabHssant la conscription, a puissamment