LES IXSTITLTIOXS ET LA VIE URBAINE
Parmi les souffrances de la guerre et dans la tranquillité retrouvée, Toulouse prend sa physionomie médiévale définitive. Capitoulat, Parlement et gens de justice, Université, Eglise, Corps de métiers en forment les traits saillants. I^a cité même, avec son enceinte rebâtie, garde l'aspect que la Renaissance embellira sans l'altérer sensiblement et qu'on retrouve encore, çà et là, malgré les transformations des xviii^ et xix^ siècles.
Le Capitoulat demeure l'originalité et l'orgueil de Tou- I.e Capitoulat. louse; sa composition et son recrutement ont beaucoup varié avant d'arriver à leur formule définitive. Le règlement de Philippe le Hardi (1283) (^) fut modifié le 3 janvier 1335. Chaque magistrat sortant choisissait dans sa partida six candidats. Sur ces soixante-douze aspirants, le corps consulaire en désignait trente-six, après l'avis de douze conseillers anciens capitouls, première forme du Conseil des Seize. Parmi ces trente-six aspirants, le viguier royal nommait les douze consuls de l'année, huit pour la ville, quatre pour le bourg. En 1389, Charles VI réduisit le chapitre de douze à quatre membres, chiffre avoisinant celui des magistrats municipaux