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Angle de la rue Duranti et de la rue Saint-Antoine-du-T

Couvents

femmes.

nom de religieux de Saint- Antoine du T ; ils se fondirent dans l'ordre de Malte (1377). En 1481 s'introduisirent à Toulouse les Cordeliers de la Petite Observance (^), pour lesquels le célèbre prédicateur Olivier Maillart obtint des terrains près de la chapelle Notre-Dame du Férétra. Ils y bâtirent une église (celle du Calvaire), un cloître qui a disparu, un monastère où Maillart passa ses dernières années et fut enseveli. Ce sont ces bâtiments qui, transmis aux Récollets en 1601, ont donné leur nom au quartier. Enfin, à l'opposé, peu de temps après, se fonda le monastère des Minimes, ordre institué par François de Paule. Le roi {4 avril 1502) leur concéda des terrains près de la chapelle élevée, en 1392, hors la porte Arnaud-Bernard et dédiée au populaire saint Roch, le saint languedocien invoqué contre les épidémies (^). La chapelle appartenait au chapitre Saint-Sernin ; elle leur fut donnée par Laurent Alleman, évêque de Grenoble et abbé de la vieille abbaye.

Plus nombreux sont les monastères de femmes. Si le couvent de Sainte-Catherine de Longages (^), ordre de Fontevrault, établi, dès 1203, dans un immeuble appartenant au chapitre de Saint-Etienne, est abandonné au début du xvi^ siècle et converti en hôpital, les Clarisses qui occupaient, en 1246, le moutier Sainte-Marie, hors la porte Villeneuve, vinrent se fixer, après la démolition de leurs bâtiments, entre la Garonne et la rue des Tholosains ou de la Fonderie; l'autorisation est du i^^ décembre 1352. En 1357, Innocent VI promettait indulgences plénières à qui contribuerait à l'édification de leur couvent; en 1371, Grégoire XI autorisait les religieuses à recevoir du bien mal acquis jusqu'à concurrence de 500 livres. Ce sont les nonnains Sainte-Claire ou Minorettes, ou plus tard les Clarisses du Salin, dont le couvent sert aujourd'hui à l'Institut catholique (*). D'autres Clarisses, les Clarisses de la Porte ou de Saint-Cyprien (^), vinrent occuper, vers la fin du xv^ siècle, un local habité par des moines bénédictins et appartenant au prieur de la Daurade. En 1306, par

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