rue de la Fonderie
5. Rue Réclusane, près de la porte de l'Isle, au xiv«^ siècle.
la conversion de filles de mauvaise vie, fut fondé le monastère des clianoinesses de Saint-Sernin. Les Augustines de la Madeleine, très anciennement établies rue des Couteliers (^), dans l'ancien hôpital du Saint-Esprit, se transformèrent de la même manière, en 1516, en un couvent de filles repenties; elles ont laissé leur nom à la rue de la Madeleine, toute proche. D'autres Augustines, destinées à devenir célèbres à plus d'un titre, avaient un monastère hors les murs, au xiv^ siècle, au delà de la Porte-Neuve. Après l'incursion du Prince Noir, elles se réfugièrent à l'abri des remparts et s'établirent place des Glottes (Lucas), sur un terrain cédé par l'ordre de Malte. C'est dans leur verger, hors les murs, que fut fondée la Gaie Science ; ce sont ces nonnes qui, au xvi^ siècle, se convertirent en masse à la Réforme.
L'établissement le plus intéressant fut celui de Saint-Pantaléon. L'archevêque Jean-Raimon de Comminges, fils du comte Bernard VI, disposa, par son testament (1348), de tous ses biens ecclésiastiques en faveur d'un monastère de deux cents chanoinesses de la règle de saint Augustin. Elles devaient être divisées en quatre chœurs, de manière que le service de Dieu pût être assuré sans interruption, nuit et jour; douze chanoines réguliers devaient célébrer les offices. Le couvent devait être sous l'invocation de sainte Ursule et des onze mille vierges, dévotion très populaire à Toulouse. La réalité fut plus modeste, malgré les libéralités dont le couvent fut l'objet; il n'y eut que trente chanoinesses et pas de chanoines spéciaux, ceux de Saint-Etienne s' acquittant du service. Le monastère, situé dans le quartier des Puits-Clos, doit son nom aux reliques de saint Pantaléon qu'il gardait précieusement, notamment une coupe travaillée par ce saint. Nous avons conservé, en roman, la règle du couvent des onze mille vierges, qui ne disparut qu'à la Révolution.
Le testament d'Arnaud d'Avignonet (1398) mentionne encore les Béguines, près des Frères mineurs; les Béguines, près des Frères prêcheurs {^) ; les sœurs de Saint-Romain, les sœurs Augustines, le couvent de Notre-Dame du Mont-