‹ Histoire de ToulouseChapitre 85 sur 317 · I. 23, rue Pharaon et 12, rue Saint-Remésy · texte numérisé non relu

I. 23, rue Pharaon et 12, rue Saint-Remésy

en 1462, de l'archevêché d'Auch et mourut peu après. Ce grand seigneur, à partir de 1450, acheta un certain nombre d'immeubles, rue de l'Olm-Sec (Romiguières), rue des Ecoles (des lyois) et près des Cordeliers, dans un quartier annexé par la ville en 1437, et obtint du roi des lettres d'amortissement, permissions d'acquérir et de nombreux privilèges. I^e collège, prévu pour vingt-cinq collégiats, futurs juristes, canonistes et théologiens, reçut ses trois premiers en 1458. Ses vastes bâtiments, bien construits, occupèrent bientôt une vaste superficie après les agrandissements réalisés en 1512, plus de 4.000 mètres carrés. Il reste encore aujourd'hui la masse quadrangulaire, flanquée de tourelles en encorbellement, c[ui domine la rue du Collège-de-Foix et le couvent de la Compassion, les six baies gothiques qui éclairent encore sa vieille chapelle, au-dessus de laquelle se trouvait la bibliothèque enrichie de manuscrits précieux et rares, avec ses six fenêtres à croisillons (^). L'église publique donnait sur la rue Romiguières, avec la girouette de son clocher, dont la forme avait fait donner au collège le nom de collège de la Vache.

Quelques autres collèges, connus par les cadastres ou par des textes, et du reste supprimés au xvi^ siècle, ont dû être établis aux xiv^ et xv^ siècles, sans que nous puissions les dater. Le collège des Innocents ou des Pauvrets, ou d'Agulheras se trouvait sur le sol de la place du Capitole, devant l'hôtel de ville, à l'angle de la rue de la Pomme et de la rue du Poids-de-l' Huile. On y donnait l'instruction primaire. Dès la fin du xv^ siècle (1483), il paraît abandonné puisque son local sert aux chirurgiens-barbiers. Après sa suppression (1551), la ville fit de l'immeuble une prison pour filles de mauvaise vie. Sur le collège du Temple ou de Saint-Jean, rue de la Dalbade, nous avons aussi peu de renseignements. Il n'en est pas autrement de la maison du collège de Pierre Gros, rue des Arts, disparue avec le percement de la rue d'Alsace.

Pour le collège de Saint-Exupère, situé rue du Taur (^), nous savons qu'il fut fondé par François, docteur, vicaire général de l'archevêque d'Auch; nous connaissons ses statuts;

Collèges sans date.

Saint-Exupère.

1. Colbert s'empara de ces manuscrits, qu'il fit diriger sur Paris.

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