Leur demeure se trouvait au n° 3 de la rue
s'éleva par le capitoulat et la magistrature. Au 30 de la rue des Changes, se trouvait, au xv® siècle, le logis de Pierre Chevalier.
I^a maison du capitoul Antoine Bosredon, 21, rue des Changes qui ouvre à l'angle de la rue Malcousinat les deux arceaux de sa boutique, surmontée d'étages en pans de bois, fut le foyer d'une famille de marchands et de capitouls, depuis Jean (1421) jusqu'à Antoine, qui suréleva l'immeuble au milieu du xvi^ siècle et qui se fit une triste célébrité par ses concussions. Non loin de là (i), une haute tour à six pans, qui, avec sa tourelle, monte à 26 mètres, décèle le logis édifié vers 1470 par Hue Boysson, capitoul en 1468; avec sa cour au cadre gothique, c'est un ensemble exquis que masquent des corps de logis Renaissance ajoutés par le capitoul Jean Cheverry (1535). Rue Malcousinat, n^ i, subsiste encore une autre tour gothique datant de la fin du xv® siècle et élevée par le marchand Guillaume Bénézit, capitoul en 1497.
Le logis d'Arnaud de Brucelles, 23, rue des Changes, un des joyaux de la Renaissance, rappelle une famille également ancienne, dont le premier représentant connu, Jean, fut capitoul en 1434. Tout proche s'élève celui du changeur Pierre de Lancefoc {^) avec sa tour octogone derrière une façade Henri IV. Tout autour de la Bourse abondent les souvenirs de la bourgeoisie toulousaine, drapiers, changeurs ou banquiers. La rue Clémence-Isaure s'appelait alors rue des Ysalguier, étant bordée des propriétés de cette illustre famille.
Les Najac, La place de la Bourse, ancienne place de la Tour-de-Najac
Restes, Bruget. (xvi^ siècle), évoque la dynastie des Najac (xiii^-xv^ siècles), marchands de drap et capitouls, qui possédaient la maison sur le sol de laquelle s'est bâtie la Bourse actuelle. Rue de la Bourse demeuraient les Restes, les Bruget, familles capitulaires, et Jean Carrière, « épicier » et capitoul en 1489 (^). Au no 20, on peut toujours admirer la porte gothique, sommée d'une corbeille de chardons avec monogramme du Christ, qui, par un couloir voûté d'ogives, permet de pénétrer dans une charmante cour gothique, dont une façade offre des fenêtres