I/. s. Revue historique de Toulouse
3. Au xni« siècle, leur quartier était le quartier Saint-Rome; la rue du May s'est appelée la rue des Pelegantiers.
au début du xvi^ siècle; les bastiers-bourreliers (1464), confrères de sainte Luce, et les gainiers, confrères de sainte Marie-Madeleine, à la Dalbade. Pour les cordonniers, leur corporation très ancienne ne nous est connue par les documents qu'en 1500; formée sous le vocable de saint Crespin et saint Crespinien, aux Carmes, elle fut toujours puissante et assez remuante; ses produits étaient estimés. Les savetiersgrouliers, qui réparaient les chaussures, honoraient les mêmes saints que les cordonniers à Saint-Géraud (statuts 1460). Les patiniers ou bambochers (1467) fabriquaient des galoches ou patins.
Nous ne trouvons pas, au xv^ siècle, de corporations de maçons ou plâtriers, non plus que des fabricants de meubles. Ces métiers étaient-ils libres ou faut-il croire à des lacunes dans nos documents? En tout cas, nous avons les statuts des fustiers ou charpentiers (1320) (^), corporation importante qui avait pour patron saint Joseph et célébrait, au xiv® siècle, ses offices à la chapelle Sainte-Radegonde, au cloître Saint- Etienne. La corporation des couvreurs de maisons (1495) et celle des menuisiers (1495) étaient unies en confrérie et se réunissaient aussi à la cathédrale. Les semaliers, aussi anciens que la culture de la vigne, fabriquaient les tonneaux et les grazeliers les auges de bois {^). Les tourneurs, corps plus considérable, qui ont donné leur nom à la rue, avaient leur chapelle à l'église Saint-Rome et vénéraient sainte Catherine. Il leur
Le bâtiment
et
le bois.
Potiers et cordiers.
1. De tout temps, les charpentiers ont formé des corporations puissantes, instruites, travailleuses. Tous les ouvriers qui travaillaient le bois, tels les charpentiers, les menuisiers, les charrons, étaient appelés charpentiers au moyen âge. Ils se réclament des Associations remontant, d'après la tradition, à l'époque de la construction du temple de Salomon (x^ siècle av. J.-C.) et divisées en trois grandes catégories de Compagnons du Devoir : les Enfants de Salomon, les Enfants de Maître Jacques, les Enfants de Maître Soubise. Un lien conimim rétmit les ouvriers d'un même compagnonnage. lueurs statuts ne datent que du XlVe siècle. Ce sont les charpentiers qui, de tous les ouvriers du bâtiment, ont le mieux conservé une partie des traditions des anciennes corporations. Réimis en compagnonnages ou Sociétés, ils célèbrent annuellement leur fête patronale de saint Joseph par l'exécution d'un chef-d'œuvre, qu'ils portent en une procession solennelle, sous la présidence de la Mère des Compagnons. Ces associations sont unies par les mêmes droits et les mêmes devoirs; elles sont éminemment libérales. Leurs symboles sont le compas, la règle, la bisaiguë, le cordeau, l'équerre. U. V. G. T. L,a mère des compagnons charpentiers est Madame Anna Darbas, à Toulouse, rue Tripière 12, où travaillent les ouvriers dans un atelier bien ordonné, qui renferme plusieurs intéressants chefs-d'œuvre. I^e président est M. Jean Montant. C'est à l'église Saint-Pierre, à Toulouse, qu'ils célèbrent leur fête de saint Joseph.
2. Une partie de la rue des Tourneurs s'appelait rue des Grazeliers.
était défendu de travailler du bois coupé depuis moins de quatre mois. Les potiers de terre ou ouliers (1427), qui habitaient aux environs de la chapelle Saint-Georges, devaient une « dourgne » par fournée pour les frais du service divin.
Alaîlre Soiibide, deà Coinpagnonô du Devoir
Le métal.
Les cordiers, réformés en 1492, étaient sous l'invocation de saint Paul et se réunissaient à la chapelle Saint-Côme, aux Jacobins. Les sesquiers ou rempailleurs de chaises se groupaient dans le quartier des Carmes (^).
Avec les arts de la laine et du cuir, ce sont ceux du métal