‹ Histoire de tous les régiments de hussardsChapitre 2 sur 27 · A L'ARMÉE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

A L'ARMÉE FRANÇAISE

CooserTer eu France tes tnHliUoiis nilitaim, préserver del'oobli les ftûb mémonldet qui ont éUbli la i^Ution deg eorpf de tronpe. c'est travailler atilenent pour l'année;

c'est contribuer enrore à la gioire de nos armes. (CircuLiire du ministre de la ^erro, en 4839, aux généraux commandant les divisions militaires.)

Le premier ouvrage que j'ai donné à rarméc était V Aumônier de Régiment, par un ancien aumônier du V de hussards; le second est l'histoire même de tous les régiments de cette arme> successivement et en suivant la série de leurs numéros» Les honneurs de l'avant-garde appartiennent naturellement au l®^

Le maréchal Péiissier disait dans son ordre du jour du 27 décembre 1850, au 9® balaillon de chasseurs à pied, partant d'Afrique pour France :

« Soldats!

» Rappelez-vous que votre profession est la plus noble » de toates, parce qu'elle est celle du sacriâce, de l'abné* » gatioD et du courage. »

Ainsi, écrire l'histoire d'un régiment, c'est écrire l'histoire de son sacrifice^ de son abnégation et de son courage. C'est révoquer, pour ainsi dire, de la tombe; le remettre sur pied ou à cheval, se le figurer de nouveau à l'œuvre si sublime de ces vertus, grandissant, s*ennoblissant à leur contact et le proposer pour modèle à ceux qui viennent après lui; c'est constater par le fait, ses titres de noblesse, car ces vertus sont noblesse. Aussi bien , quand c'est un régiment où ont servi nos pères, le faire revivre ainsi, c'est un religieux devoir de piété filiale.

Ce rôle d'écrivain convient au prêtre qui consacre ses soins à l'armée, plus qu'à tout autre, parce que ces mêmes vertus, le sacrifice, l'abnégation, le courage sont aussi celles de son étal et qu'il a pour mission de les élever à l'apogée de leur puissance, en prenant d'abord pour point de départ le calvaire, où Jésus-Christ, première victime, les a divinisées, ces vertus; puis, en les reportant de là vers Dieu et le prochain, pour lesquels, lui prêtre, seconde victime, doit toujours être prêt à s'immoler; c'est le côté surnaturel ou divin de cet héroïsme.

Quant au coté de leur pratique dans l'armée, si j'en parle ici, c'est que j'ai vu le sacrifice, l'abnégation, le cou* rage exercés par le soldat à tous les degrés de la hiérarchie ; c'est que j'ai vu son cœur décoré de leurs nobles

agrafes, qui vont si bien à son uniforme» c'est que j'ai vu ces agrafes décorer aussi la soutane du peu d'aumônier;; militaires que nous avons, avec lesquels, du reste, j'ai été si souvent et je demeure permanément en relations.

Qu'il me soit donc permis de renvoyer aux uns et aux autres, à l'armée et à ses aumôniers, la première idée» la confection de cet ouvrage. Dans ce sens, c'est leur œuvre, autant que la mienne, puisqu'avec l'idée, ce sont leurs vertus militaires qui m'en ont fourni la matière. Donc :

ÀVBG MON INàLTÉRàBLB DBVOUBMBNT

[CétU Histoire de tous les régiments de Hussards.

Oigitized

A MM. LES AUMONIERS :

' TiRMARCHE, 0. ijti, évêque d'Adras (in partibus), aumônier de l'empereur. Actions de grâces pour le vif intirii qu'il perle A mes œuvres militaires; ce sont ses propres expressions;

M. Sève aumônier du 14* de ligne, à l'armée d'Afrique en 1830, depuis aumônier de l'hôpital mili- . taire à Lyon ;

M. Landmann ancien curé de Conslantine» ancien

aumônier de l'armée d'Afrique, curé de Sainte-Croix d'Alger;

M. Maurin *, aumônier de la garde impériale (campagne d'Italie) ;

M. Baron ^, aumônier de l'hôpital militaire du Gros- Caillou» i Paris;

M. Faivrb aumônier du camp de Sathonay;

M. GiRAUDiiiiR ^, aumônier du grand-hôpital militaire de Lyon (campagne d'Italie) ;

M. Gerbault, aumônier du camp de Chàions;

iM. TiLLOY, ancien curé du grand Mourmclon, alors chargé de l'aumônerie du Camp de Cbàlons;

M...., ancien auxiliaire au camp de Chàions, affecté à l'église du petit Mourmelon;

M. ViGNON, ex-aumônier à l'armée d'Italie;

M. Laffargle, aujourd'hui Père Louis, passionniste,

aumôûier volontaire en Crimée, frère d'ua ancien capitaine au 82*;

M. Mbnbssier, prélre attaché à la chapelle SaintrSimon,

sise entre les casernes d'infanterie et d'arlilh'rie à Metz, frère de deux colonels dont un mort à Tarmée d'Italie; oncle de trois autres officiers d'infanterie» dont un chef de balaillon mort à la même armée ;

M. CocHiN, aumônier de Thopital de Dreux, à roccasion et au nom de M. Tabbé Daëncn, ancien aumônier du 1^^ régiment de hussards, décédé à Dreux ;

M. Waisse, ancien aumônier du 11*" de ligne, natif de

Théding (Moselle), paroisse desservie par un prêtre de mon nom et de ma famille.

M^^ GoQUBRBAU, G.-O. ^, aumônier en chef de la flotte

(campagnes de Sainte-Hélène et du Maroc);

M. AuDiBERT aumônier de marine (campagne des

Antilles) ;

M. Trêgaro, 0. ^, aumônier de marine (campagne de Chine) ;

M. Cabarey ^ftf, aumônier de marine (campagne de Chine).

H. LARGBNTiEa curé de rHôtel impérial des Invalides;

M. Darms î^?, aumônier-chapelain de l'Hôtel impérial des Invalides (campagnes de Crimée et dltalie) ;

M. Pons ancien chapelain aux Invalides.

M. Menuet ancien vicaire général de Luçon;

M. Lambert, ancien chanoine d'Angers, vicaire générai

à la Réunion;

M. GuiBouT, prêtre de Nantes, ancien membre de Tex-

Société militaire;

Le Père Labondb, jésuite de Nantes, ancien membre de

rex-Sociélé mililaire;

Le Père Bernon, ancien soldat du 2V léger, aujourd'hui

missionnaire en Chine, ancien membre de i'ex-Société militaire;

Le Père Étienne, supérieur des Lazaristes à Paris;

Le Père Rigasse, missionnaire du Liban depuis vingtcinq ans, y présent pendant rexpédition de Syrie;

Le Père Larnaudie #, des Missions étrangères, grand aumônier à la Cour du roi de Siam, interprète de la mission siamoise à Paris;

Le Père...., missionnaire à Santorin, cx-sergent dans la

garde royale en 1828;

Le Père Fdlgenge, abbé de la Trappe de Belle-Fontaine

(diocèse d'Angers}, représenté par

Le Père Marie Bernard, du même monastère;

Les Révérends abbés de toutes les Trappes de France

l'éunis en chapitre général, le 17 septembre 1855, à Morlagne (en Perche) ;

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