‹ Histoire de tous les régiments de hussardsChapitre 4 sur 27 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

li n'est pas de régiment dont les eoavenin soient plus glorieux.

Général de division FLEURY.

Aide de camp de l'emf lennr, ancien lien-

teoant-colonel du 1" hussards, alors colonel des guides (iO aeùt 1854; lettre à l'antear, dalée de Biarritz).

J'entreprend$ d'écrire l'histoire d'un régiment qui m'est cher» parce qu'il a été le régiment de ma famille et par conséquent le mien.

Quatre de mes parents j ont en eiïet servi, quarante ans durant. Sur ces quatre, un a été blessé dans ses rangs; deux autres y ont trouvé une mort glorieuse; un seul a survécu; tous ont servi avec honneur et fidélité (1).

(1) Ua autre de mes parenis a servi au S*» hussards; j*eri parlerai à rbistoirb de ce ri^gimeni.

Ce régiment est' celui des Imssards de Bercheny, depuis 1" de Tarme.

Une partie de ce que j'écris, je le tiens de témoins oculaires. J'ai été longtemps auiiiouier de valeureux ofliciers, parents da colonel de Bercbeny lui-même et qui l'avaient vu et entendu. C/est le reçoit du passé (1).

Mon vieux père m'endormait sur ses genoux, quand j'étais enfant, au narré des exploits et des campagnes du régiment; c'est encore le récit du passé.

Quant à moi, devenu grand, j'ai noté tous ses actes, enregistré tous ses mouvements ; je me suis trouvé, le plus possible, au milieu de ses soldats et de ses officiers, qui m'ont toujours accueilli comme de chez em. Plusieurs de ses colonels et ofliciers de tout grade ont été et sont encorô aujourd*hui mes amis. Je dis ce que j'ai vu et entendu ; je répète ce qu'ils m'ont transmis par lettres ou de bouche, avec une bienveillance marquée. C'est le récit du présent.

L'ensemble, le complément de cette liistoire, je suis allé le demander moi-même, en 1844, chez le colonel d'état-major Brahaut, alors chef de la section historique, au ministère de la guerre. {Voir chap. v, page 217, note.)

Enfin, les anciens frères d'armes du f hussards composant le bureau de la Société de secours mutuels, dont j'ai l'honneur de faire partie, comme aumônier d'Iimmmr et membre participant^ ont fait le reste ; c'est aussi leur bienveillant à-compte.

A TOUS, LA liLCOM.NAlSSANCË DU COEUR.

(1) La faoïiUc de Chabot, du Parc-Soubise, était parente des Bercbcoy.

Eu résumé, relativement à ce qui me concerne, près dv trente années de correspondances et de relations militaires ; 8 vol. in-4** de lettres, noies anciennes ou modernes, recueillies par mes soins ; tel, indépendamment des honorables coopérateurs que je viens de citer, le répertoire où j*ai puisé une partie de ce volume.

Ces études spéciales portées à la connaissance du souverain pontife Pie IX, sont aujourd'hui revêtues de la plus haute sanction possible :

« Le Saint-Père a béni vos travaux (i) »

m'écrivait de ilomc, le 20 mars 1866, un vénérable prélat, ce Je ne suis pas surpris/ ajoutait-il, que vous ayez réuni » tant de volumes de notes manuscrites; car je sais depuis x> longtemps combien vous aimez la solitude, mais une soli-

» lude occupée de Dieu et pour Dieu. Maintenez-vous av ec

(1) El voui-on savoir le prix iinmcnse (jiie le soldat français aUacbe à la bénédiciion ponUlicaiL*. Le géuérai comte de Moulebello, coinmandaul eu chef le corps d'occapaiion de Rome, va nous le. dire dans son ordre da jour du 6 décembre 1866. Sa pensée résume ia pensée de l*armée.

c Officiers, sous-officiers et soldats !

» En (luiUanl Rome, vous cniporlez Teslime de lonl lu moiulc et » l'alTeclion du chef qui se sépare de vous, le c(eur plein de regrets. » Mais, avaul tout et par-dessus loul, vous emportez la plus précieuse » des récompenses : la bénédiction du Saint Père pour vous et vos » fumiUes et le glorieux souvenir des années qui ont été employées à 9 sa sainte cause.

» Est signé : Le général comte de Montebello. » De telles expressions parlent assez haut.

» le secours (Ven imut, dans celle précieuse disposition. » La première idée de cette spécialité de goût avait été même approuvée dès 1841, par M^' Soyer, évêque de LuçoD, diocèse auquel j'appartiens par suite des changements de garnison du régiment dont j'écris l'histoire, lequel y avait laissé, en 1780, ma famille, originaire de la Lorraine ; c'est en effet à cette époque (mois de mai 1841), que je demandai à Sa Grandeur la permission de passer en Afrique, comme aumônier de nos colonnes expéditionnaires ; Monseigneur me répondit, avec une bienveillance toute paternelle « que Taumonerie n^existant plus, il ne » pouvait me lancer en Algérie, sans titre officiel , ni » moyen d'existence, mais qu'aussitôt son rétablissement, » il m'autoriserait à partir des premiers. » Ce pi:océdé faisait le plus grand honneur à son grand cœur ; l'acceptation était claire.

Quelques années après la mort de M^'^ Tévêque Soyer, qui, pour ses hautes idées de conciliation, avait reçu la croix de la Légion d'honneur, M. l'abbé Menuet, son ancien vicaire général et son ami, décoré lui-même plus tard pour

la même cause, m'écrivait :

« Mon cbei* curé et bon ami,

- » Je comprends qu'avec vos goûts et le rêve de toute » votre vie, une place d'aumônier de régiment vous irait » parfaitement. Malheureusement nos troupes de terre ne » sont pas encore dotées d'une si désirable amélioration.

j) J'espère pourtant que le Gouvernement, considérant les

XDL

» grands avantages qui en reviendraient pour nos soldais

» (le terre, arrivera dans quelque temps à faire pour eu\ » ce quMl.a déjà si heureusement exécuté pour la marine. >* Maïs, enfin, cela n'est pas fait encore et le temps est bien long à qui attend.

» Je vous embrasse très affectueusement et suis, de » même» tout à vous.

» Ëst signé : A. Menuet, » Vicaire général. »

A cette époque j'avais déjà fait imprimer V Aumônier de Hégimenty volume destiné à remplacer le prêtre à l'armée ; c'était le premier fruit de mes études.

Les deux successeurs du digne prélat dont j'ai parlé, au sié^e épiscopal de Luçon, les ont également approuvées, CCS études spéciales ; leur approbation est aussi une bénédiction et l'excellent évéque qui gouverne aujourd'hui ce

diocèse est venu, par lettre du 3 juin 1866, y ajouter le cachet de sa faveur, en ces termes :

« Monsieur et cher curé,

» J'unis, de grand cœur, mes félicitations, mes encou-

» ragemcnts et mes bénédictions à toutes celles (pie vous » avez reçues et dont plusieurs sont descendues de si haut

» à propos de vos travaux.

» Les lettres de M»'...., dont vous m'avez envoyé copie, ne sont pas seulemenjt j)our vous \m encouragement, » c'est une récompense.

» Recevez l'assurance de mes sentiments les plus dé- » voués en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

»£sl signé : f Charles,

» Évèque de Luçoq. v

L'histoire présente du i^' régiment de hussards est lille de mes œuvres ; elle est donc par conséquent bénie.

l'OUa DE SI PRKCIKUSES FAVFJ RS, ACTIONS DE GRACES

Page 1