RÈGLEMENT DES BUREAUX
munes deviennent des agents nationaux, qui, révocables dans certains cas par la Convention, sont chargés de requérir l'exécution des lois et d'en informer périodiquement les comités de la Convention. Ceux-ci envoient leurs ordres à toutes les autorités locales de la France, sans intermédiaire et sans délai; jamais le despotisme central n'avait agi avec plus de force, de précision et de rapidité; toute résistance légale était désormais impossible, et il ne restait aux opprimés que la ressource précaire de réclamer auprès de l'autorité supérieure contre les excès de l'arbitraire local.
Non-seulement le conseil général, le procureur général syndic, le président du département sont supprimés; le directoire conserve seulement dans ses attributions la répartition des contributions, la direction des travaux publics, la surveillance des biens nationaux. Aussi le nombre de ses bureaux est-il réduit à cinq, par le règlement du 27 nivôse (16 janvier 1794) (1). Ce même règlement prescrit des usages nouveaux dans les relations des employés avec le public. « Tous les républicains étant frères et égaux entre eux, dit l'article VIII, le mot vous est proscrit dans les bureaux; les employés ne pourront s'en servir; ils tutoieront tous ceux avec lesquels ils auront quelque relations. » La politesse est proscrite par les administrateurs de l'époque, comme entachée d'aristocratie. Le 20 février, le district écrit aux maires :
(l) 1» Administration générale; 2° Contributions publiques; 3» Biens nationaux. Émigrés; 4" Travaux publics; 5" Comptabilité et secrétariat. Arch. de l'Aube, L. 14.