ANNULATION DES ÉLECTIONS MUNICIPALES
rindulgence de Tan passé les avait tirés ; il disait que la garde nationale n'était composée que d'aristocrates; enfin il attaquait l'administration municipale, où selon lui, la brigue et l'intrigue avaient porté des gens qui n'avaient jamais été élus (1).
« Il est temps, écrivait-il, de faire succéder l'énergie à la faiblesse. » Aussi ne cessait-il de signaler les irrégularités qui avaient été commises dans les assemblées primaires de Troyes; il prétendait que Parisot en avait fait « évanouir » les procès-verbaux qui ne se retrouvaient pas (2) ; et à force d'insistance, il finit par obtenir l'annulation de l'élection des membres de la municipalité de Troyes. On avait omis, lors du second tour de scrutin, de former une liste contenant dix fois le nombre des fonctionnaires à élire, parmi lesquels aurait dû se faire le choix définitif. Une loi, qui fut votée le 10 mars 1796 (20 ventôse), chargea le Directoire exécutif de procéder à la réorganisation dç l'administration municipale de Troyes (3). Cette décision ne permettait pas de faire appel aux électeurs, qui, n'ayant aucun grief sérieux contre la municipalité frappée de déchéance, auraient pu de nouveau voter en faveur de ses membres.
(1) Lettres des 7, 9 ventôse et 1*' germinal an iv. Arch. de l'Aube.
(2) Lettre du ministre, du 24 germinal. Arch. de Troyes.
(3) Le conseil des Anciens approuve le 20 ventôse, sur le rapport de Guineau, une résolution qui annule les élections municipales de Troyes, et charge le Directoire d'organiser la municipalité, conformément à la loi. Moniteur du 25. Dél. muu. du 24.