REMPARTS
La municipalité de Tan vi, qui voulait détruire tous les édifices religieux et qui poursuivait Tenlèvement des derniers signes extérieurs du culte placés sur quelques anciennes églises (1), demanda le maintien d^^s remparts, dont le département avait fait faire l'estimation. Elle s'opposa à ce qu'ils fussent mis en vente, et en revendiqua la propriété. « S'ils ne sont pas en état de procurer une défense soutenue, disait-elle, ils peuvent nous protéger contre les incursions des partis. S'il était question d'en construire, nous serions les premiers à nous élever contre cette superfluité... mais ils sont construits, ils le sont de manière à promettre une durée presque incalculable. Laissons aux siècles à venir à décider de leur sort (2)... » Ces murailles, d'un aspect parfois pittoresque, devaient être rasées cinquante ans plus tard, au grand avantage de la salubrité publique.
(1) Il n*en existait plus que sur les ci-devant églises de l'Oratoire et des Cordeliers. Dél. mun. du 12 fructidor an vi.
(2) Gorr. mun. des 15 messidor, 6 fructidor an vi, 4 thermidor an tu et 14 pluviôse an vin. Arch. de Troyes.