‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 316 sur 351 · INDUSTRIE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE

beaucoup de bras, et les ouvriers chôment, outre les décadis, les anciens dimanches et fêtes, sous le prétexte que neuf jours de travail sont trop pénibles pour eux (1). » On proposait pour relever l'industrie d'encourager la culture du lin, de rendre la Seine navigable jusqu'à Troyes, et d'introduire l'usage des machines dans la fabrication (2). La guerre avec l'Angleterre avait augmenté la rareté des cotons, et pendant longtemps on en délivra aux fabricants des quantités déterminées. Cependant l'industrie du coton avait moins souffert que les autres. On avait tiré du Levant les matières premières que fournissait autrefois l'Amérique. Les manufactures de toiles peintes étaient plus nombreuses. Les toiles de coton avaient perdu en beauté par le haut prix et la pénurie des matières; mais on avait amélioré la fabrication des basins fins, des piqués, des mousselinettes, reps et draps de coton. Les fabriques de gros lainages s'étaient accrues et perfectionnées en 1798 (3). C'est à la même époque que s'établissait la première filature de coton, dans les bâtiments de l'ancienne commanderie du Temple (4). La bonneterie avait moins souffert que le tissage. Cependant, malgré les sta-

(1) Réponse des commissaires nommés par l'administration du département aux questions du comité de commerce de la Convention. — D'après le tableau qu'ils publient, il y aurait eu en 1795 1,500 métiers de bonneterie, 2000 de tisseranderie, 90 de draperie, 13 tanneries, 10 mégisseries, 6 chamoiseries, 32 blanchisseries, 12 teintureries, 3 moulins à écorce, 4 imprimeries d'indienne, 3 papeteries, etc. Arch. de l'Aube. 2. 0. 394.

(2) Annales troyennes du 20 nivôse an v.

(3) Commerce avec l'Espagne. Les administrateurs du département de l'Aube,., aux fabricants, manufacturiers de la commune de Troyes et du département. Il vendémiaire an vu.

(4) A. kvvKnynE. Troyes et ses environs, p. 54.

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