‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 315 sur 351 · A48 INDUSTRIE · texte numérisé non relu

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furent envahis par quatre ojEciers municipaux, accompagnés de deux gendarmes et de trois vétérans soldés.

Ces actes arbitraires et inutiles furent suivis de manifestations bruyantes. A l'anniversaire du 10 août, Jaillant, en qualité de président du département, attaqua dans un discours officiel les royalistes, et les signala à la haine publique. Dans la nuit, des bandes bruyantes parcoururent la rue de l'Epicerie en criant : A bas les boutiquiers! Marchands, vous y passerez tous, vous et vos maisons! Jaillant nous l'a bien dit dans son discours; royalistes, sortez des rangs! Nous vous ferons sertir, et nous porterons vos têtes I Vive Robespierre (1)! Les commerçants, qui avaient salué d'abord avec enthousiasme l'établissement du régime républicain, avaient cessé d'y avoir confiance ; ils voyaient la prospérité décroître de jour en jour; le présent était pour eux sans profit, l'avenir sans sécurité.

La Révolution avait été nuisible à l'industrie. De 3,000 métiers de toilerie que Ton comptait en 1791, il en restait 1,200 en activité en 1795. « Ils produisent moins qu'en 1791, disait-on, à cause de l'impossibilité de se procurer l'huile pour éclairer les ateliers, le bois pour se chauffer, et parce que les ouvriers sont détournés sans cesse de leurs travaux par les gardes, les assemblées et la nécessité de parcourir les campagnes pour se procurer des subsistances. La défense de la patrie a enlevé

{V Dêl. luun. du 12 fructidor. Dénonciations du 24 thermidor an m» Arch. de Troyes.

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