HOSPICES
réduite à cinq Tafinée suivante. On y introduisit Truelle-Chambouzon, dont la violence fut telle qu'on dut le suspendre de ses fonctions. Les séances se passaient très-souvent en injures, provocations et invectives, et « présentaient plutôt des scènes de gladiateurs que des réunions de citoyens (1). » Ce fut le dernier acte de la carrière publique d*un homme qui avait joué un si triste rôle aux débuts de la Révolution, et que déjà l'irascibilité de son caractère avait fait expulser du district.
Après le 1 8 fructidor, la municipalité intervint dans l'administration intérieure des hospices, pour y proscrire l'exercice du culte, exiger le renvoi de l'aumônier, défendre de se servir d'autre qualification que de celle de citoyen, et ordonner aux hospitalières de manger autour d'une table ronde, à l'exemple de toutes les familles (2).
Ce fut dans un but plus louable que l'on rétablit, en 1799, pour les femmes indigentes, une salle de gésine qui existait avant la Révolution (3); mais l'administration fut impuissante à améliorer le sort des enfants trouvés dont elle était chargée. Presque tous étaient enlevés par une mortalité effrayante.
Jaquot, Vivien, Rapault, Montmeau, Mignot, Blanche, Boilietot, Deheurle, Blavoyer, Matagrin, Gauvin, Hérard, Manotte et Brajeux. Dél. de l'hospice. Arch. de l'Hôtel-Dieu.
(1) Dél. de la Commission des hospices civils en brumaire et frimaire. Dél. mun. du 18 ventôse an vu. Arch. de Troyes.
(2) Lettre du 2 frimaire an vu. — Dél. mun. du 7 pluviôse an vu. Les hospitalières se faisaient servir par portions distinct^ la supérieure seule à une tahle, les autres disposées sur deux lignes parallèles et par rang d'ancienneté de leurs vœux.
(3) Dél. mun. du 22 nivôse an vu.