‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 39 sur 351 · ARMEMENT DES RECRUES · texte numérisé non relu

ARMEMENT DES RECRUES

lontaires de Troyes étaient partis pour Metz. Us furent suivis, dans les premiers jours d'avril, de 400 recrues des districts de Bar-sur-Aube et de Bar-sur-Seine. Celui de Troyes en fournit bientôt 480 (1). Les jeunes soldats de la ville furent habillés aux frais de la municipalité, qui leur fournit des culottes, des vestes et des habits de drap bleu, avec des revers écarlates, et des guêtres noires (2). Ils avaient d'abord eu la prétention de se faire donner les habits des citoyens aisés; ceux que la ville leur procura furent plus solides, uniformes et moins coûteux (3).

La plupart d'entre eux arrivèrent à Metz sans armes; sur la foi des promesses ministérielles, ils comptaient y trouver des fusils. Il n'y en avait point. Les représentants Gamier et Turreau furent contraints de suspendre le départ des volontaires jusqu'à ce qu'ils fussent armés. Ceux-ci furent réunis dans les chefs-lieux de district, sous les ordres d'agents militaires, chargés de les exercer aux premières évolutions. On prescrivit aux municipalités d'exiger la remise de tous les fusils de calibre, qui se trouvaient entre les mains des citoyens. Les serruriers et taillandiers furent mis en réquisition pour la fabrication des piques. Le désarmement complet des suspects fut de nouveau or-

(1) Journal du Département du 10 avril 1793.

(2) Arcb. de l'Aube, L. 46. On officier municipal de Troyes fût poursuivi pour avoir détourné à son profit des fonds destinés au paiement des habillements militaires. Dossiers du Tribunal criminel,

(3) Correspondance municipale du 17 mars 1793. — Le district invita, le 16, dans une proclamation les c généreuses citoyennes » à concourir à habiller « cette brave jeunesse, n en se faisant inscrire pour faire 900 chemises qu'il avait commandées.

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