EMPLOYÉS DÉNONCÉS
indiquaient que les électeurs de l'Aube adhéraient en grande majorité au régime républicain qui venait d'être inauguré .
Le nouveau conseil général se réunit le 1 2 décembre. Il se constitua, en nommant Raverat président, Gonthier secrétaire-général, et Pavée substitut du procureur-général syndic. Dans cette session, qui dura jusqu'au 8 février 1793, mais qui fut suspendue du 17 décembre au 15 janvier, on s'occupa de réorganiser les bureaux de l'administration. Le nombre des employés fut réduit de vingt-huit à dix-huit. C'était une économie de 4,500 liv. La Société des Amis dénonça, comme aristocrates, onze des employés conservés. Les membres de cette Société, assistant à la séance, furent invités à formuler leurs inculpations. Elles furent surtout dirigées contre Dalbaret, premier commis de la comptabilité. On lui reprocha d'avoir dit que les départements coûtaient plus cher que les intendances; on lui fit un grief d'être né à Châlons, et non dans TAube; enfin on le signala comme ayant vécu dans l'intimité d'émigrés et de royalistes, et comme ayant signé, en juin 1792, une pétition relative aux impôts. Ces derniers griefs suflSrent pour le faire « renvoyer de sa place (1). »
Le conseil général conservait les mômes attribu-
Plancy; Gerdy, des Riceys; Tâcheron, de Landreville; Gérard, de Ros- Bay ; Jean Clément, de Chappes ; Capperon, de Bar-sur-Seine ; Fariat, de Nogent; Ludot-Cadot, d'Arcis; Truelle, de Ghaource; Chenu et Paulentra, d'Aix-en-Othe; Perard, de Ghalette; Millet, des fticeys, et Musines, de Planey.
(l) Procès-verbal des séances de ^Assemblée administrative du internent de l'Aube, 1793, p. 277.