CONSEIL GÉNÉRAL DIT DÉPARTEMENT
tions que par le passé; il se divisa, dans la session de 1792, en cinq bureaux, comme dans les deux sessions précédentes. Les finances, les travaux publics et l'administration communale attirèrent particulièrement son attention. L'ancien directoire avait fait preuve de sagesse dans la gestion des fonds qui lui avaient été confiés ; il laissait un reliquat de 200,000 liv., qui devait être disponible aussitôt que les sous additionnels seraient rentrés. Mais on sait avec quelle lenteur se faisaient les recouvrements. La comptabilité des districts manquait de régularité et d'ensemble. Les dégrèvements promis sur les contributions de 1 791 n'étaient pas encore répartis. Les comptes de presque toutes les communes étaient en retard. Le conseil général publia un règlement sur la comptabilité, ordonna la répartition des dégrèvements, et s'occupa des moyens les plus équitables d'établir l'assiette des contributions foncières.
Si les municipalités rurales étaient incapables d'opérer régulièrement le recouvrement des impôts, elles montraient la même incurie dans l'administration des biens communaux. Leurs bois étaient sans police ; les adjudications se faisaient sans martelage, ni récolement. Les communes furent tenues désormais d'avoir des gardes-forestiers, et l'administration de leurs bois fut remise aux oflSciers de la maîtrise des eaux et forêts. Le conseil généraVassujétit aussi la location des biens des communes à certaines formalités, et en soumit la vente, le partage et l'échange à l'autorisation préalable du directoire départemental.
L'état des routes excita surtout la sollicitude