‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 87 sur 351 · GENDARMERIE · texte numérisé non relu

GENDARMERIE

seur comme substitut le maître de pension Debary, son collègue au comité révolutionnaire.

En résumé, tous les membres du comité, à l'exception de Loncle, non contents de se faire donner 5 liv. par jour d'indemnité, furent appelés aux places les plus importantes et les plus lucratives, quoiqu'ils eussent prêté serment à Garnier de ne s'en faire donner aucune. Le cabaretier Forgeot devint juge de paix, et Fèvre, dit l'Américain, membre de la municipalité. Les places d'huissier de police et de sergents de ville furent également données à des sans-culottes.

La gendarmerie était composée de volontaires, appartenant presque tous à des familles de la bourgeoisie; on les accusait de ne point s'être prononcés en faveur de la Révolution, et de s'être soustraits aux réquisitions, en demandant à faire ce service. Ils furent tous destitués, à l'exception du capitaine Marnay, d'un maréchal-des-logis et de deux gendarmes. Les chevaux, les équipements et les armes, qui leur appartenaient, furent attribués aux sans-culottes qui les remplacèrent, et la solde de ces derniers fut payée au moyen de sous additionnels imposés sur les riches (1).

Le payeur-général du département, Louis Doé, fut arrêté, et Ton confia provisoirement le service de sa caisse à deux administrateurs du département. Pavée et Guerrapain (2).

En môme temps qu'il affaiblissait les administrations par les éléments qu'il y introduisait,

([) Arrêté de Roussclin du 11 frimaire. Arch. de l'Aube, L. U, Adresse d'Augustin Guélon... p. 5.

(2) Dél. dép. du 3 frimaire. Arch. de l'Aube.

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