‹ Histoire de TunisChapitre 17 sur 79 · PONT. MAX. TR1B. POT. XXII1I · texte numérisé non relu

PONT. MAX. TR1B. POT. XXII1I

Après une route de deux lieues (8 kilomètres), dans la direction du sud-ouest, on arrive à Toubersôk , l’ancien Thibursicum-Bure : c’est une petite ville, entourée d’une muraille, bâtie sur le penchant d’une colline, et au centre de laquelle on voit une belle fontaine, qui est située près des ruines d’un temple, dans lequel elle était autrefois renfermée.

Les murailles de ce temple avaient été construites avec d’anciens matériaux, où l’on peut encore lire plusieurs inscriptions , entre autres les deux suivantes :

VRBI ROMAE AETERNAE AVG.

RESP. MVN1CIPI SEVERIANI ANTO NINlANI LIBERI THIBVRS1CENSIVM BVRE.

r La seconde inscription paraît dater de la construction même des murailles où elle est encastrée :

SALV1S DOM1NIS NOSTRIS CHR1STIANISSIMIS ET INVICTISSIMIS IMPER ATORIBVS IVSTINO ET SOFIA E AVGVSTIS HANC MVNITIONEM THOMAS (5) EXCELLENTE SIM VS PR AEFECTVS FELICITER AEDIFICAV1T (6).

La fontaine du centre de la ville a aussi cette inscription :

NEPTVNO AVG. SAC. PRO SALVTE IMP. CAESARVM . . . . (7).

l’an i38 de noire ère, et régna vingt-deux ans sept mois et vingt-six jours.

(4) Marc-Aurèle succéda, l’an 161 de l’ère chrétienne, à Antonin le Pieux, et occupa vingt-neuf ans le trône impérial.

(5) Le préfet Thomas, gouverneur de l’Afrique, dont cette inscription porte le nom, est cité avec honneur par Corippus Africanus , dans le premier livre de son poème De laudibus Justini minoris , où on lit le vers suivant :

« Et Thomas Liÿycœ nutantis dextera terrœ. »

(6) Justin IIe du nom, ou le Jeune, succéda à son oncle Justinien Ier, l’an 565 de notre ère, et occupa pendant treize années le trône de Constantinople avec Sophie, son épouse, qu’il avait associée à l’empire.

(7) On trouve souvent dans les inscriptions les noms des princes qu’elles offraient effacés, non par les effets du temps , mais par la

TUNIS

' Mais l’endroit où l’antiquaire pourrait

1 faire la moisson la plus abondante est la petite ville de Douggah ou Touggah , l’ancienne Thugga / assise à l’extrémité d’une petite chaîne de montagnes, èr environ deux milles au sud de Toubersôk : on y remarque encore plusieurs beaux tombeaux antiques, les restes d’un ancien aqueduc qui fournissait la ville d’eaux abondantes, et surtout les portiques d’un temple orné de belles colonnes : le fronton de. ce monument est décoré d’un aigle les ailes éployées, audessous duquel on lit cette inscription :

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