‹ Histoire de Tunis; précédee du̕ne description de cette régenceChapitre 12 sur 77 · S. P. FECIT DD · texte numérisé non relu

S. P. FECIT DD

Dans une des maisons particulières on trouve aussi une stèle funéraire avec cette inscription :

M. TREBIV8 RIBIANUS .SIL0MANV8 TRIB. POP.

VIXIT ANW. LVII.

A six lieues (24 kilomètres) au sud-est de Matter, et en même temps à la même distance à l'ouest de Tunis, est la petite ville de Toubourdô, habitée presque entièrement par d( s descendants des Maures chassés de l'Andalousie (l). C'est l'ancien Tuburbum Minus; cette ville doit ses embellissements à un des beys de Tunis, nommé Mohammed. Ce prince avait fait planter dans les environs un grand nombre d'arbres fruitiers, tels que orangers, citronniers, abricotiers, pêchers, etc., disposés par bosquets isolés, suivant leurs diverses espèces : il avait aussi fait construire dans la ville un pont sur la Medjerdah, et y avait fait pratiquer des écluses pour élever les eaux,aûn de faciliter par là l'arrosage des plantations ; mais cette construction, qui avait été faite avec les matériaux d'un ancien amphithéâtre, n'a pas subsisté longtemps et maintenant est en ruines.

On a trouvé dans les débris de cet amphithéâtre le fragment de l'inscription suivante :

PRONEP. AEL. HADRIARO

GENTIQVE MVMC1P1VM AEL1VM

PBOCOS. ET Q. ECRILIO

LARIAN. LEG. PR

Dans une des mosquées se lit aussi l'épitaphe suivante :

MEMORIAB 8ANCTIS81MAE

PAEH1NAE DORATAE QVAE VIXIT AKR. XLVI MENSIBVS VIII.

En se rendant de Toubourdô à Bazil- Bâb on traverse le petit village de Touccaber, qui paraît avoir été l'ancienne Thuccaborl, dont font mention saint Augustin et saint Cyprien : on ne trouve dans cet endroit aucune antiquité remarquable.

Il n'en est pas de même à Bazil-tiâb (la porte royale), dont les Maures altèrent souvent le nom en celui de Mazelliâb{2)\ c'est un antique arc de triomphe,

(i) Les Arabes donnent aux familles qui descendent des Maures d'Espagne le nom Aiidalottssr ( Audaloux). ( J. J. M. )

(a) BaziUBdb est un nom hybride, com»

posé par les Maures du mot grec (îa<TiXeû; (roi) et de l'arabe bàb (porte) : la fusion des peuplades arabes avec les populations grecques et romaines a créé, non-seulement en

érigé à l'est de la Medjerdah, à dix lieues (40 kilomètres) au sud-ouest de Tunis : cet édifice était autrefois décoré de niches et d'ornements que le temps, et plus encore la main des hommes, ont peu à peu tellement ruinés , que maintenant il n'offre rien de remarquable ni dans sa décoration ni dans son architecture.

Au reste, sa construction ne date que de l'époque de la décadence de l'Empire, comme le prouve sans aucun doute l'inscription suivante, qu'on y peut encore lire :

8ALVI8 ET PROPITIIS DDD. RNN. (3).

r.RATIANO VALERTIRIANO THBODOSIO INVICTT8S1MIS PRIMCIPIBV8 DE PACE EX MORE COND1T. DECRET (4).

Sur un autel renversé auprès de l'arc de triomphe on lit cette invocation :

PRO 8ALVTE C

QVINTV8 8ENTIV8 FELIX ». DEI LIBER1 PATRI8

Sur le même bord de la Medjerdak.

mais deux lieues ( 8 kilomètres) plus a l'ouest, on arrive à Testourah; c'est une ville jolie et florissante, habitée, comme Toubourdô, par des descendants des Maures expulsés d'Espagne.

Cette ville paraît avoir anciennement porté le nom de Colonia Bisica Lucana (5) ; du moins c'est ce que semble

Afrique , mais encore dans toutes les autres contrées orientales, des dénominations de cette espèce : quant à la corruption du B en M dans Mezel-Bàb, voyez ci-dessus la note 3 de la r a ge 5. (J. J. M.)

(3) Les deux derniers groupes de cette ligne sont des sigles signifiant Dom'mis nos tris. Celte épithète n'a été donuée aux princes, soit sur les monuments, soit sur les médailles, qu'à l'époque du Bas-Empire. (J. J. M.)

(4) Gralien devint empereur d Occident l'an 367 de notre ère, et Valentiuien H du nom, l'an 375 : le premier régna quinze ans et huit mois; le second seize ans six mois el vingt et un jours. Pendant letir règne à Rome, Théodose le Grand était devenu empereur d'Orient, l'an 379 de l'ère chrétienne, et il occupa le trône de Constautinople jusqu'à l'an 3g5.

(5) Le surnom de Bisicanus se trouve dounéà l'empereur Aurélien par une inscription presque entièrement effacée qui existe dans un moulin un peu au-dessous de Bazih Bdb.

L'UNIVERS

prouver l'inscription suivante , qu'on y remarque ;

D. N. IMP. VALERIO LVCINIARO LICINIO AVG. MAX. 6ARNATIOO

CFRMAftlCO TRIB POT. X.

COS. V. IMP. X. PAT, PATRIAK PROGONg. COL. B16IC. LVCAKA.

DEVOTA NVMIMBVg MA1ESTATIQVE EIV8.

On lit aussi sur une colonne cette autre inscription :

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