CHAPITRE VIII
Dynastie des Beny-Hafs ; — origine de cette famille; — Abd-êl-Ouâhyd ; — Abou-Fàress ; — il se déclare roi de Tunis ; — il est détrôné par son frère ; — Yahyà-Abou- Zakaryâ I er du nom ; — il force êl-Lchyâuy à embrasser la vie religieuse; — il se soumet aux Almohades ; — Abou-Abd-Allah- Mohammed, surnommé êl-Mostanser-b-IIlah ; — il affranchit le trône de Tunis de la suzeraineté des Almohades ; — expédition de saint Louis en Afrique ; — motifs secrets de cette croisade; — Charles d'Anjou roi de Sicile; — ses griefs envers le roi de Tunis j — premiers succès; — prise de la citadelle de Tunis; — invasion de la peste; — mort de saint Louis; — arrivée de la flotte de Sicile; — proposition de paix du roi de Tunis; — traité conclu entre lui et les princes chrétiens ; — retour en France de la flotte des Croisés.
La dernière des dynasties indigènes qui se succédèrent suf le trône de Tunis, et qui y portèrent le titre de Roi, est celle des Beny-Hafs ou Beny-Abou- Hafê. Cette famiUe tirait son origine
TUNIS
ir,9
d'une tribu de Berebères , ou suivant quelques historiens, de Nègres, et descendait de Sinhœdj-ben-Amer.
Le premier chef de cette famille, AbdélOuâhid, était fils d'Abou-beker et petit-fils du cheykh Omar-Abou-f/afs, premier du nom, de la tribu des /Jenetas, qui, répudiant son origine africaine, comme moins noble , se prétendait originaire du Yémen , et même descendant du khalyfe Omar.
Abd'ilrOuahid avait accompagné le prince almohade Nasser-le-ayn-Illah dans son expédition d'Afrique, Pau 601 de Thégire ( 1205 de l'ère chrétienne ).
Deux ans environ après, Tan 603 de l'hégire (1206 de notre ère), il obtint de ce prince le gouvernement de l'Afrique , et particulièrement celui de Tunis, où il établit tellement sa puissance que ses successeurs ne craignirent pas de substituer au titre de gouverneurs celui de rois de Tunis, et ce nouveau royaume s'accrut bientôt par des conquêtes qui soumirent à ses lois Bougie et plusieurs autres provinces voisines.
Abd-êl-Ouahidy qui reçut le surnom â'Abott-Mohammed, mourut l'an 618 de l'hégire ( 1222 de l'ère chrétienne ), et il eut pour successeur son fils aîné , Abou-Fâress; mais à peine ce prince avait-il proclamé l'indépendance du trône de Tunis, qu'il en fut dépossédé par son frère Yahyâ, /"du nom, surnommé Abou-Zanaryâ , qui, pour jouir seul du pouvoir, força son autre frère Abou-Abd- Allah- Mohammed a se contenter du titre de cheykh et à se consacrer à la vie religieuse (1).
Mais Abou-Zaharyâ jouit peu du succès de sa violence : effrayé des dangers qui entouraient son nouveau trône , il se soumit bientôt aux Almohades, et mourut dans l'obscurité, l'an 647 de Thégire ( 1249 de l'ère chrétienne).
Son fils, qui portait comme son oncle le nom de Abou-Abd- Allah- Mohammed, n'imita pas son père dans sa renonciation au trône de Tunis ; et, prenant le surnom royal de êl-Mottanser-b-illah (2), il s'y établit dans une entière indépendance de l'autorité des Almohades : c'est
(i) Ce prince fut surnommé êl-Lckyàhy ( le barbu ).
(a) Celui qui implore le recours 4e Dieu.
la dix-huitième année du règne de ce prince qu'eut lieu l'expédition de saint Louis, qui vint assiéger Tunis, l'an 1270 de l'ère chrétienne (669 de l'hégire).
Le roi de Tunis était loin de s'attendre à cette aggression de la part des Chrétiens : les points de contact et de litige qui avaient si longtemps existé entre Tunis et l'Espagne chrétienne avaient cessé depuis que File de Mayorque et les autres Baléares avaient été définitivement enlevées aux derniers princes aghlabites, Tan 627 de Thégire (1 229 de notre ère), par le roi d'Aragon don Jayme, deuxième du nom, surnommé à juste titre le Conquérant : quelques années après cette conquête, les Musulmans de Mayorque avaient bien essayé de secouer le joug espagnol , et Tunis s'était empressée de seconder cette tentative par des secours de troupes et d'argent; mais le roi d'Aragon avait comprimé le soulèvement de ses nouveaux sujets, et y avait maintenu une autorité que rien ne put ébranler depuis cette époque.
Le roi de Tunis avait dès lors renoncé à toute hostilité envers les Chrétiens d'Espagne, s'estimant heureux que le roi d Aragon, victorieux, n'eût pas jugé à propos d'aller à Tunis même punir, par de justes représailles, la coopération que le roi tunisien avait prêtée aux entreprises des rebelles.
Ainsi, quoique les victoires du roi d'Aragon sur lés Musulmans des îles Baléares fussent loin d'avoir été vues avec indifférence par les divers princes maures de la côte d'Afrique voisins de ces îles, et particulièrement par le roi de Tunis, que la renommée de Don Jayme devait inquiéter pour ses propres États , cependant aucune tentative d'hostilité réelle n'avait eu lieu , et l'Espagne chrétienne n'eut pas besoin d'employer ses forces contre les préparatifs d'agression donton soupçonnait a lors le roi de Tunis.
Bien plus, plusieurs traités de paix ou de trêve avaient été depuis cette époque échangés entre Don Jaune et Tunis (3) ;
(3) Le dernier de ces traités de paix et de commerce n'avait précédé que de moins de cinq mois l'attaque de Tunis par saint Louis, et la pièce originale, conservée à la Bibliothèque nationale , atteste que ce traité avait été conclu entre le roi d'Aragon et le roi de Tunis le 14 février de Tan 1270 de notre ère.
L'UMVJvilS.
par suite de ces stipulations pacifiques , la marine marchande des États chrétiens jouissait sur toutes les côtes barbaresques d'une sûreté et de garanties rarement violées; et le traflc des Européens, libre et protégé sur terre comme sur mer, réalisait d'immenses bénéfices en faisant refluer les productions de son industrie des points les plus éloignés de POrient.
Il semblait donc devoir être de l'intérêt des puissances chrétiennes de ne troubler en rien un état de choses si favorable à la fois à l'Europe et à l'Afrique ; mais l'intérêt personnel d'un prince vint déranger cet équilibre, et le fanatisme religieux fournit le prétexte qui devait faire pencher la balance, pour entraîner l'Europe dans une nouvelle guerre contre les Musulmans.
La France commençait à peine à se remettre des pertes immenses d'hommes et d'argent que l'Égypte avait englouties, lorsque, loin d être découragé par les revers de sa première croisade (1), à
(i) La première croisade de saint Louis eut lieu en Tannée ia48 de notre ère; l'armée croisée descendue en Égypte se signala d'abord par les plus brillauls succès et par la prise de Damiette ; mais elle vit bientôt ses triomphes se changer en revers après la mémorable bataille de Mansourak, L'armée française fut mise en déroute, et le roi lui-même devint le prisonnier des mamlouks qu'il était venu combattre; il n'obtint sa liberté et celle des barons qui étaient tombés comme lui entre les mains des Musulmans que moyennant une rançon de huit mille besants d'or ( sept millions de francs de notre monnaie ) et la reddition de Damiette ; il revint en France l'au i*54.
Pendant qu'il était encore entre les mains des mamlouks, ceux-ci s'étaient révoltés con Ire leur sultan, dernier rejeton de la famille de Saladiu; on a assuré que les révoltés, pour mettre fin aux diverses prétentions rivales de leurs chefs, avaient offert la couronne d'É- ^ypte à leur prisonnier; ce fait a été repoussé, comme invraisemblable, par la plupart de nos écrivains européens. Cependant on en trouve les traces dans quelques historiens orientaux ; et ce qui pourrait lui donner quelque probabilité, c'est l'admiration qu'avait inspirée aux mamlouks la vertu et la noble fermeté de leur saint prisonnier, admiration partagée par tous les auteurs orientaux , et qui les a portés
peine sorti lui-même des fers des sultans
égyptiens, Louis IX, à son retour en France, prépara une seconde expédition contre les inûdèies : il était surtout excité à ce projet pieux par son frère Charles d'Anjou , roi de Sicile (2), qui cachait, sous le prétexte d'un zèle chrétien et des intérêts de la religion, des motifs d'intérêt personnel et d'un ressentiment particulier contre le roi de Tunis.
En effet, depuis cinq années le prince musulman avait refusé de payer au roi de Sicile le tribut annuel auquel Tunis était assujetti (3) ; et Charles, se trouvant trop faible pour aller à Tunis revendiquer lui-même ses droits les armes à la main , persuada à son frère de diriger ses attaques sur Tunis, qu'il lui représenta comme la porte de l'Égypte, et le chemin le plus assuré vers la possession de cette terre sainte objet de tous ses pieux désirs.
Louis IX s'était donc décidé à l'attaque de Tunis , treize ans après son retour d'Égypte, laissant le gouvernement de son royaume en son absence à l'abbé de Saint-Denis et au comte de Nés le, et s'était embarqué à Aigues-Mortes (4), le 1 er juillet de l an 1270de l'ère chrétienne, pour sa seconde croisade , qui devait lui être encore plus fatale que la première.
Le roi de France emmenait avec lui une armée de 60,000 hommes et ses trois fils, dont l'aîné fut depuis Philippe le Hardi , accompagnés du roi de JVavarre (5) : forcé par une bourrasque qui
à désigner saint Louis parliculièremeut par le nom de Redefrans (Roi de France), comme si lui seul avait été digne de porter oe titre.
(a) Charles I" d'Anjou, fils de Louis \IU et de Blanche de Castille, était né en 1220.
Devenu maître de la Provence par son mariage avec Béatrix, fille de Raimond Bérenger, son ambition le porta à conquérir l'Italie ; et il v fut couronné roi de Naples et de Sicile en l'an xa65.
(9) Ce tribut avait été imposé aux rois de Tunis par les empereurs d'Allemagne, lorsqu'ils étaieut souverains de la Sicile ; et Charles d'Anjou, ea devenant maître de ce royaume, avait succédé à leurs droits.
(4) S'il en faut croire les historiens contemporains, la flotte des Croisés se composait de dix-huit cents vaisseaux.
(5) Le roi de Navarre qui accompagnait saint Louis dans sa croisade d'Afrique était
dispersa ses vaisseaux , il relâcha d'abord marquant , obtenu contre les Tunisiens
en Sardaigoe , et il y réunit a sa flotte par les troupes fraîches venues de Sicile,
celle de Naples et de Gènes, puis de là vintà propos relever le courage desChré-
cingla vers l'Afrique. Le 17 du même tiens et faire perdre aux infidèles la con-
mois il arriva devant Tunis, où il put fiance que leur avait inspirée l'état de
opérer son débarquement sans éprouver faiblesse et de consternation de l'armée
de résistance sérieuse, et il battit coin- française.
plétement les troupes qui étaient sor- Dans de telles circonstances, le roi ties de la ville pour s'opposer à sa des- de Tunis Abou-ÀbdrAUah, crut prudent cente. d'acheter la paix, et d'éloigner à prix Huit jours après il en emportait d'as- d'argent les dangers dont était menasaut la forteresse. Ces deux premières céesa capitale; l'inquiétude que lui insvictoires semblaient être les préliminai- pirait la présence des croisés sur ses dores d'une campagne glorieuse , et tout maines avait abattu sa confiance dans promettait un heureux succès aux armes sa puissance et dans ses richesses : il du saint roi ; mais les infidèles s'étaient pensa donc ne pouvoir mieux employer retranches dans la ville d'une manière une partie des immenses trésors qu'il inexpugnable; maîtres de la campagne avait hérités de son père qu'à se délivrer ils assiégeaient à leur tour les assié- d'ennemis aussi dangereux et aussi regeants, les harcelaient sans cesse, évi- dou tables, et se détermina à faire propotant toutefois soigneusement tout ce ser aux assiégeants un accommodement, qui pouvait amener uu combat décisif : La plupart des princes et des baie siège traînait en longueur, le renfort rons de l'armée chrétienne n'étaient promis par Charles d Anjou n'arrivait pas éloignés de prêter l'oreille à ces propas; le zèle des troupes croisées com- positions; mais le nouveau roi, Philippe mençait à se refroidir : d'un autre côté, le Hardi, eût mieux aimé poursuivre les soldats chrétiens, peu accoutumés à l'entreprise de son père contre Tunis ; ces climats brûlants , en subirent la fu- il lui semblait facile d'achever la conneste influence : l'eau et les vivres man- quête de cette ville, et uue fois maître (niaient; déjà un assez grand nombre de la place, il devait la raser, pour de croisés était mort de fatigue et de pri- ne pas affaiblir, en y laissant une forte vations ; bientôt une terrible maladie , garnison, l'armée qu'il voulait porter en la peste, se répandit dans le camp de Égypte et en Syrie : toutefois il céda saint Louis, décimal élite de son armée; sans peine aux avis des rois de Navarre et bientôt il en fut lui-même attaqué; et de Sicile, et consentit à l'ouverture des transporté de Carthage, où il avait placé négociations.
son quartier général, a Porlo-Farina, il Én effet, parmi les princes croisés le
y mourut, le 25 août suivant, à l'âge de nouveau roi de France était peut-être
cinquante cinq ans, après en avoir ré- celui à qui il devait le plus paraître con-
gné environ quarante-quatre. venable de terminer d'une manière ho-
La mort de saint Louis avait jeté le norable une expédition entreprise avec
découragement dans l'armée française : quelque imprudence, et dont les chances
affaiblie d'ailleurs également par le etaienthasardeuses.Indépendammentde
manque de vivres et par la maladie qui l'indemnité qu'il voulait exiger pour les
la ravageait, elle n'était plus en état de frais de la guerre dispendieuse portée
résister aux Musulmans s ils reprenaient en Afrique, Philippe le Hardi sentait
l'offensive. toute l'importance de sa présence en
L'arrivée du roi de Sicile, Charles, France au commencement d'un nouveau
Ene flotte chargée de renforts et de règne ; et , même dans le cas où Tunis
ions, ranima un peu les espérances aurait été conquise, l'Egypte et la Syr.'e
oisés. Bientôt un avantage assez étaient encore bien loin : l'armée qu'il
pourrait y conduire n'arriverait à ces
Thibaut II, qui avait épousé Isabelle, fille du toouveaux champs de bataille qu'exeé-
roi de France ; après lïmort de saint Loui», dée par les privations et les fatigues, et
Thibaut, débarqua en Sicile et mourut lui- devait v trouver non des victoires, mais
même a Trapam, le & décembre ia?©. des défaites presque certaines.
L'UNIVERS
Une paix ou plutôt une longue trêve fut conclue entre les Musulmans et les Chrétiens ; voici les clauses principales du traité (1) :
1° Une trêve de dix ans était convenue entre les deux parties belligérantes à partir du 1 er novembre 1270;
2° Le roi de Tunis devait rembourser au roi de France et à ses barons les frais de la guerre, fixés à 210,000 onces d'or ;
3° Les Chrétiens qui s'établiraient dans les États du roi de Tunis y vivraient en liberté et avec tes mêmes franchises que les naturels du pays ;
4° Il serait permis aux prêtres et aux moines chrétiens, non-seulement de résider dans les États barbaresques , mais encore d'y avoir des églises et des monastères pour la construction desquels le roi de Tunis leur devait donner des terrains convenables , où ils pourraient servir Dieu suivant leurs rites, enterrer leurs morts, et prêcher publiquement la religion chrétienne (2) ;
5° Les marchands chrétiens pourraient venir trafiquer dans ces mêmes États aux mêmes conditions que les marchands musulmans ;
6° Les prisonniers faits de part et d'autre devaient être immédiatement relâchés;
7° Le roi de Tunis devait payer comptant une moitié de l'indemnité stipulée pour les frais de la guerre , et l'autre moitié en deux payements égaux , à la fin des deux années solaires suivantes :
il devait de plus fournir, pour les som-
(i) L'acte original de ce traité, écrit en arabe, exisie à Paris dans le dépôt des Archives nationales.
(a) Suivant Guillaume de Nangis , écrivain contemporain et quelques autres chroniqueurs, cet article aurait encore accordé aux Musulmans, la pleine et entière liberté d'embrasser le christianisme sans encourir la rigueur des lois musulmanes, qui condamnent sans aucune rémission à la peine de mort les apostats de l'islamisme; mais l'insertion de cet article dans le traité n'a jamais été prouvée ; il ne se trouve pas dans l'acte original que cite la note précédente; et une telle tolérance est trop en opposition avec les principes de la foi musulmane pour qu'on puisse attribuer à Abou-Abd- Allah une condescendance aussi pusillanime. >
mes qui resteraient dues, des cautions prises parmi les négociants chrétiens;
Le 8' et dernier article du traité était le plus important pour le roi de Sicile ; car c'était pour parvenir à obtenir cette stipulation à son profit, qu'il avait poussé Louis IX à la guerre et Philippe le Hardi à la paix.
Cet article portait en effet « que Abou- « A bd- Allah- Mohammed , surnommé « él-Mostanser-b-lllah, roi de Tunis « et d'Afrique, khalyfe, prince des a croyants (3), payerait à Charles d'An- « jou , roi de Sicile , chaque année , le « double du tribut auquel Tunis était « depuis longtemps soumise envers la « Sicile , et qu'il solderait avant le dé- « part des croisés les arrérages des cinq « années qu'il avait refusé de payer (4). •
Ce traité pouvait paraître nécessaire aux deux parties, surtout à l'armée française , ravagée par la contagion pestilentielle ; cependant s'il obtint l'assentiment des princes et des barons, il excita les murmures du reste de l'armée, qui ne participait pas au partage de l'indemnité stipulée, et qui, espérant beaucoup des renforts que devait amener le prince Edouard d'Angleterre, avait compté sur le pillage de Tunis, ville florissante»
depuis longtemps enrichie soit par \z commerce de l'Orient et de POccident.
soit par les dépouilles des provinces opulentes de la péninsule espagnole.
Quoi qu'il en soit, ce traité fut mis à exécution, et Philippe le Hardi ramena sa flotte dans son royaume, emportant avec lui le corps de la royale victime qu'avait coûté a la France la croisade d'Afrique.
Ainsi se termina ce drame héroïque, à la fois religieux et chevaleresque, qui avait eu son exorde aux côtes de Provence, son nœud secret à la cour de Naples, et qui trouvait maintenant son triste dénoûment aux caveaux funèbres de Saint-Denis.
(3) Êmyr-él-Moumenyn 9 titre que nos historiens ont altéré en celui de Miramolin.
(4) Ce traité fut déclaré commun à Baudouin, empereur de Constantinople, à Alphonse, comte de Toulouse, à Guy, comte de Flandres, à Henry, comte de Luxembourg, et à tous les comtes, barons, et chevaliers présents.
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