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CHAPITRE VIII

Faits de l'histoire de France qui intéressent Vaugirard.

Si nous remontons jusqu'au temps de l'ancienne Graule, il est certain que la plaine qui s'ëtend depuis Montrouge jusqu'aux bords de la Seine était entièrement dëserte. Sous l'empire de César, elle vit périr jusqu'au dernier une armée de Graulois qui voulaient secouer le joug des Romains. Ces conquérans, maître de Lutèce, étaient si peu affermis dans leur domination, qu'ils ne pouvaient la maintenir dans les environs de cette cité. Labienus , lieutenant de César, s'était posté sur la rive droite de la Seine; les Gaulois avaient établi leur camp dans la plaine, sur la rive gauche. Le Romain, favorisé par les ténèbres et par un violent orage, parvint à traverser le fleuve, et attaqua ses ennemis en

«9 télé, pendant que deux autres corps détaches de Tannée les prenaient en flanc, sur deux points différens. Les Gaulois , peu accoutumés à une tactique aussi savante, devinrent victimes de leur inexpérience : le massacre fut horrible ; Tarmée en grande partie , ainsi que Camulogène , son chef, restèrent sur le champ de bataille, et Labienus put retourner paisiblement en vainqueur à Âgedineum. Plus tard, vers 36o, lorsque César Julien avait son palais dans Lutèce , où sont maintenant les ruines des Thermes , rue de la Harpe, les Romains étaient obligés d'entretenir une armée nombreuse, afin de se préserver contre les attaques subites des Gaulois , impatiens du joug que leur imposait le peuple - roi. Le camp était établi derrière la demeure magnifique de César ; et le Luxemboui^ , ainsi que la partie de Yaugirard qui s'en rapproche, en formaient l'étendue.

Ce souvenir historique peut servir à expliquer le fait raconté par Germain Brice ÇDescript. de la ville de Paris, 1 706 ). <c A cinq cents pas environ de la barrière de Vaugirard , dit - il , on trouva en.1626 un tombeau antique : c'était une pierre creusée, de sept ou huit pieds de long et de deux pieds à peu près de large. Une autre pierre qui couvrait ce tombeau était ornée d'un

bas-relief qui reprësentait un charriot attelé de quatre bœufs , sur lequel il y avait un tonneau. Le charetier qui le conduisait tenait un fouet en main, et avait sur la tête une espèce de froc, semblable à celui d'un cordelier. On trouva dans ce tombeau quatre ou cinq œufs de terre, et quantité de petits [poissons de verre de la grosseur d'un goujon; mais personne ne put' découvrir ce que cela pouvait signifier. »

Une charte de 907 nous apprend que Charlesle-Simple résidait quelquefois à Issy, et Ton trouve dans nos établissemens littéraires des ordonnances datées de villa Isiacum. A ces époques, Vaugirard dut être le passage fréquent de la cour ; et alors , comme par la suite , divers personnages attachés aux 'rois et aux princes y fixèrent leur demeure , profitant de la proximité des lieux, qui leur permettait d'être près de leurs seigneurs , sans cesser de vaquer à leurs affaires dans Paris.

En i25o, plusieurs habitans dé Vaugirard firent assurément partie des glorieuses expéditions appelées croisades ; car on lit , dans un ^âjiîër des archives , que Yanves et Issy furent ^^blfgéâr 'de fournir un nombre déterminé de soldats au roi, en reconnaissance d'exemptions qui leur avaient été accordées : or, Vaugi-

rard était une dépendance de ce dernier village.

En i346, Edouard 9 roi d'Angleterre, envahit la France : portant partout le pillage et Tincendie, il dépeuplait nos provinces; la Normandie surtout gémissait sous son oppression. Cependant Philippe VI, ait de Valois, rassemblait à Saint-Denis une armée ; mais déjà l'Anglais, prompt comme la foudre, s'était jeté sur la Picardie et le pays chartrain. Maître ensuite de Poissy, il s'approchait de la capitale. Une grande bataille était imminente, lorsque tout à coup Edouard fait la levée des tentes anglaises, et quitte les bords de Paris. Désespéré d'avoir laissé échapper sa proie, Philippe se mit a sa poursuite, et envoya offrir la bataille à Edouard^ ou dans la plaine de Yaugirard, s'il y voulait venir, ou entre Pontoise et Franconville , s'il voulait s'arrêter et l'attendre. Edouard fit répondre qu'il n'avait pas de ^conseil à prendre d'un ennemi ; il continua sa route. (Chateaubriant. Etudes hist^

En 1359, le roi Jean II était prisonnier à Londres, depuis la funeste bataille de Poitief^s, et Gharles-le-Mauvais, roi de Navarre,' était in^^^^; ; tre dans Paris. C'est alors que le dàupihin, plù^* tard Charles Y, quitta la capitale et se réhliît à Troie, où les Etats de Champagne lui accordé-

9^ rent des troupes suffisantes pour bloquer Paris. Charles-le-Mauyaisy dans cette extrëmitë, implora le secours d'Edouard III, roi de la Grande-Bretagne. Les troupes anglaises s'avancèrent de nouveau jusque sous les murs de la ville, et s'ëtant empares de Yaugirard, le livrèrent au pillage.

En i56o, sous le règne de François II, les calvinistes tinrent àVaugirard des assemblées secrètes auxquelles assistaient les principaux malconténs, et ce fut là que se décida en partie la conjuration d'Amboise.

Le 3i juillet iSSg, Jacques Qëment, l'assassin d'Henri III, avant de se rendre auprès de ce prince, qui campait à Saint-Goud, passa par Yaugirard ; un poste des troupes du roi de Na^ varre, Henri IV, campé à Meudon et aux environs, l'y arrêta» Mais comme il était revêtu de l'habit religieux, et qu'il présentait des lettres de recommandation signées par le premier président de Harlay et par le comte de Brienne, tous deux dévoués au roi légitime, par l'ordre du roi de Navarre lui-même, un sauf- conduit fut donné à Jacques dénient, et le baron de La Guesle le mit même en croupe sur son cheval, depuis Yaugirard jusqu'à Saint-Cloud, où ce misérable consomma son criminel projet.

Eln 1792, le 10 août, Clëry, valet-de-chambre du roi Louis XVI, passa par Vaugirard^ lorsqu'il fuyait Paris, et il y dut la vie à la sagesse d'un magistrat municipal qui savait opposer le plus grand calme à l'efifervescence populaire. Voici comme il raconte le fait dans son Journal :

« Conduit par des amis qui m'avaient recueilli au moment où le peuple s'était empare des Tuileries, je fuyais avec M"^ de Rambaut. Dans la plaine de Grenelle nous fumes rencontres par des paysans à cheval, qui crièrent de loin, en nous menaçant de leurs armes : .Arrête, ou la mort! L'un d'eux me prenant pour un garde du roi, me coucha en joue, et allait tirer sur moi, lorsqu'un autre proposa de nous conduire à la municipalité de Vaugirard. Il y en a déjà une vingtaine, disait-il, V abattis sera plus grand. Arrivés à la municipalité, ceux qui me servaient de guides furent reconnus ; le maire m'interrogea. « Pourquoi dans le danger de la tf patrie, n'es-tu pas à ton poste? Pourquoi (( quittes-tu Paris? Cela annonce de mauvaises ce intentions. — - Oui! oui! cria la populace ; en • (( prison les aristocrates! en prison! — C'est « précisément parce que je voulais me rendre (( à mon poste que vous m'avez rencontré sur la

« routf. de Versailles, où je demeure, c'est là « qu'est mou poste, comme c'est ici le vôtre. » On interrogea aussi M"' de RambauL Nos hâtes assurèrent que nous disions la vëritë, et l'on nous délivra des passeports. »

En 1794* le 3x août, à sept heures du matin, eut lieu cette catastrophe qui ébranla les quartiers de la capitale, l'explosion de la poudrière de Grenelle. Elle avait été établie dans la plaine depuis quelques années; et là le célèbre Chaptal, par de nouvelles combinaisons chimiques , faisait fabriquer une quantité de poudre presque suffisante pour approvisionner nos armées et nos places de guerre. Tout à coup volent en débris, avec un bruit terrible, tous les ustensiles de cette fabrique, et, par un plus grand malheur, une partie des ouvriers qui s'y trouvaient rassemblés, et dont la plupart appartenaient à Vaugirard. Des membres déchiquetés et noircis tombèrent jusque sur le boulevard Montmartre; plusieurs centaines de personnes périrent dans celte fatale matinée. Vaugirard éprouva une commotion violente dans ses bâti- ^mens, dont plusieurs s'écroulèrent : trois piliers ^de l'église dévièrent de leur base, et l'on fut obligé de les affermir avec des barres de fer, comme i6n les voit aujourd'hui. Dans Paris

même, une quantité considérable de portes et de croisées se brisèrent : l'épouvante fut gênéraie, et Ton crut dans le premier moment pouvoir attribuer ce funeste événement à Timprudence; mais un second fait arrivé quelque temps après, environna ce malheur des plus tristes présomptions. Nous allons en parler ; * mais qu'il nous soit permis, auparavant, de raconter un trait qui se rapporte à cet épouvantable désastre, et que M. Fréville a consigné dans sou ouvrage intitulé : JBeaux exemples de piété filiale. On nous pardonnera cette digression un peu enfantine en faveur du sujet, qu'on ne peut s'empêcher d'aimer et d'admirer. Voici comment s'exprime M. Fréville :

« Dans ce moment de désolation^ un enfant de douze ans était en pension à une lieue de sa mère, qui demeurait à Yaugifard : tout trem-' blant, sans chapeau et à moitié vétii, il court tout d'une haleine auprès de ce^qu il a de plus cher au monde. Quelle surprise inopinée! quel bonheur pour ce bon fils ! "Il ^ s'était figuré sa tendre mère engloutie sous lès ruines de la maison bouleversée : le premier objet qu'il ren-i^ contre, c'est sa mère elle-même qui lui tend les*^ bras! Il se précipite en pleurant dans son sein; il la serre contre son cœur, il la couviS'de bai-

sersy sans pouvoir proférer une seule parole, tant il est saisi de terreur et de joie. L'enfant était bouillant et baigne de sueur. On s'empresse de lui faire prendre quelque chose, afin de provenir les suites de Fëtat affreux où il se trouve. Alors, il se souvient qu'il est parti de ' sa pension sans avertir personne. « Maman, ({ dit -il, j'ai oublia de demander permission à <c mon maître ; je désirerais m'en aller à prë- (( sent, que je ne suis plus inquiet de vous. » Pressé par sa famille, le sensible et docile élève mange un morceau à la hâte. Il ne prend point le temps de changer de linge, il se dérobe aux caresses maternelles, et, pour concilier tous ses devoirs à la fois, il s'en retourne aussi promptement qu'il est venu. De retour chez son maître, ce cher enfant est saisi d'une fièvre violente: il se met au lit. Hélas ! il n'y fit pas un long séjour. Dès la nuit suivante il mourut, également regrette de ses parens, de son instituteur et de ses condisciples. Sujet d'étemelles douleurs! Mère infortunée! que je sens profondément ta perte irréparable! Mais sèche tes larmes, si ton digne fils n'a fait que paraître sur cette terre souillée d'injustices, il a assez vécu pour honorer sa famille, lui-même et Vaugirard. Sa mort est un triomphe ; il mérite d'être cité à jamais

comme un modèle de sagesse, de docilité et de piétë filiale.

Nous revenons au fait que Ton regarda comme conséquence de celui qui précède, à savoir, la conjuration dite de Grenelle, Le directoire avai|vainement tenté de gagner par séduction, par promesses et par des honneurs, les restes du parti jacobin, qui, repoussant les faveurs de ces nouveaux despotes, fit retentir de ses projets de vengeance le club du Panthéon. Ces francs républicains s'étaient bercés de l'idée, on ignore sur quel indice, que le directeur Barras les. favorisait secrètement, et qu'aussitôt que les troupes rassemblées au camp de Grenelle auraient commencé un mouvement, ce directeur s'en déclarerait le chef, et réaliserait le changement qu'ils voulaient opérer dans le gouvernement. Les conjurés, au nombre de sept à huit cents, se rassemblent dans les cabarets de Yaugirard, et se portent, le 9 septembre, au camp de Grenelle. Us franchissent sans obstacle les premiers postes, et se croient déjà sûrs de la victoire, lorsqu'ils se trouvent en face d'officiers disposés, non à fraterniser, mais à sabrer sans pitié aucune. Plusieurs de ces conspirateurs trop confians sont tués à coups de baïonnettes, quelques autres sont arrêtés, le

plus grand nombre se sauve à la faveur de la nuit. Le lendemain, on trompa dans Tauberge du Soleil d'or, vis-à-vis la rue de la Procession, et qui aujourd'hui est devenue une fabrique de poterie, un dëpôt d'armes de toute nature, sabres, poignards, pistolets, cannes à dards, etc. C'était dans cette même plaine de Grenelle que, depuis le siècle dernier, se faisaient les éxecutions militaires. Au commencement du règne de Louis XV, un soldat allait y recevoir la mort, lorsque le roi lui accorda sa grâce par un acte de clémence qui fit bénir l'avènement an trône de ce prince plein de bonté. Yaugirard , au reste , était habitué à ces traits qui font aimer la majesté souveraine. En i3i3, un homme de Vaugirard était condamné à mort :

une jeune fille , destinée à devenir sa femme , va se jeter aux pieds du roi, obtient sa grâce, et revient triomphante au village : quelques jours après, leur mariage était célébré au milieu de la joie générale. (Arch. , L. i3o.) L'usage de consacrer la plaine de Grenelle à ces lugubres spectacles, se conserva jusqu'en i8i5; jusqu'à cette époque , plusieurs officiers distingués de l'empire y tombèrent sous le plomb mortel : un nommé Gh. - Mar. Sommers , dont on voit la tombe au cimetière, et plusieurs autres person-

nages , y expièrent leur participation à la conjuration de Mallet contre la puissance de Napoléon.

Charles Huche t^ comte de Labëdoyère, y subit aussi sa condamnation le 19 août i8i5| à l'âge de vingt-neuf ans. Colonel sous Tempire, il avait repris du service sous Loiiis XVIII. A la nouvelle du débarquement de Bonaparte, il accepte la mission de repousser l'invasion de son ancien bienfaiteur ; mais bientôt il fait servir au succès de la cause qu'il avait juré de combattre, un courage digne d'un plus noble sort. Ses affections premières pour le héros contre lequel il allait croiser l'épée, l'aveuglement d'une ambition qui convoitait la lieutenance générale et la pairie, sa grande jeunesse surtout étaient des titres bien puissans à l'indulgence de ses juges : et Ton s'étonnerait, si Ton ne savait quel esprit régnait alors dans les sommités politiques, d'une condamnation si peu conforme à la clémence de nos rois. Cette il-^ lustre et regrettable victime ferma la liste de ceux dont le sang coula dans ce lieu.

En 181 5, les troupes impériales, concentrées sur la rive droite de la Seine, passèrent sur la rive gauche , et allèrent camper entre Montrouge et Vaugirard , en attendant leur retraite ,

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qui s'effectua au-delà de la Loire. Les Anglo- Prussiens s'emparèrent alors de ces communes, et marquèrent leur sëjour par une multitude de vexations dont les habitans furent victimes.

En t83o9 la maison occupée par l'institution de M. Poiloup, servit de dëpôt provisoire aux militaires de tout grade qui, renonçant à la défense de Tancien drapeau, demandaient leur retraite, ou se destinaient à reprendre du service sous le drapeau nouveau. Les évènemens de cette époque trouvèrent Vaugirard animé d'un excellent esprit. Quelques jeunes gens, emportés par le feu de l'âge, allèrent combattre à Paris, mais Tordre le plus parfait régna dans l'intérieur de la commune. L'église fut respectée, les prêtres ne cessèrent pas un seul jour l'exercice même public de leur ministère* n arriva alors un trait que nous ne devons pas taire pour l'honneur du pays. M. le cardinal prince de Rohan, archevêque de Besançon, redoutant les excès que pouvait faire craindre la révolution, avait fui Paris, et, sous l'impression de la peur, il n'avait pris aucune des mesures que la prudence aurait dû lui conseiller. Il s'était hâté de faire mettre dans sa calèche tout ce qu'il avait de plus précieux : il emportait donc avec lui une somme de 20,000 fr. en or, sa cha-

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pelle en vermeili ses ornemens les plus riches, son argenterie. Il n'avait pas même pensé à quitter sa chaussure rouge et son chapeau à glands d'or; accompagne d'un seul valet-dechambre, il gagnait Saint-Gload, eu suivant la rive gauche de la Seine. Une calèche armoiriée arrive donc jusqu'au bout de Yaugirard, et là, ne trompant plus de chemin pave, voici qu'elle se met à courir à travers champs. Oh pense bien que cette fuite impnidente, dans un tel moment d'effervescence, dut éveiller les soupçons de ceux qui en furent les témoins. On se précipite, on arrête la voiture; déjà la foule veut en faire l'inventaire, déjà quelques vétemens sacerdotaux sont répandus au milieu des blés, lorsque des gens plus sages proposent de conduire l'équipage, ainsi que Son Eminence, à la mairie, ce qui fut exécuté. Là Monseigneur trouva des hommes calmes, des magistrats bienveillans. Toutefois, on ne savait comment le faire sortir pour le conduire en un lieu où sa personne et son trésor fussent en surété. M. Payen, chimiste renommé, demeurant à Grenelle, propose à Son Eminence sa propre maison, après lui avoir, avant tout, procuré des habits qui l'exposeront moins,, pendant le trajet, auxregards curieux de la multitude. M. de Rohan accepte ;

et pendant deux jours dans cet asile, il reste connu et respecte d'une centaine d'ouvriers qui, par leur conduite pleine de modération et de sagesse, prouvent qu'ils partagent les sentimens honorables du chef de la manufacture.

En i832, le choiera exerça ses ravages d'une manière terrible sur la population : on y compta près de cinq cents* victimes de ce fléau. On a parlé d'un fait afïreux qui s'y passa alors, mais on aurait dû ajouter qu'il n'était que la suite, bien malheureuse sans doute, de l'exemple trop multiplié de barbarie qu'avait offert Paris, dans ces jours de désordres et de deuil. Un pauvre écrivain ambulant, injustement accusé d'empoisonnement par la clameur publi* que, fut impitoyablement arraché des mains d'un commissaire de police, dont le faible caractère ne répondait point aux besoins de cette époque; il fut traîné dans la rueBlomet, et massacré par une foule, égarée. On remarqua que les instigateurs de ce crime étaient des femmes étrangères à la commune, et employées aux abattoirs de Paris. Ce fut une chose connue de tous, que deux des personnes qui coopérèrent le plus indignement à ce meurtre, moururent ^elques jours après, emportées par le fléau vengeur.

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