‹ Histoire de Vaugirard ancien et moderneChapitre 8 sur 24 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Fondations de bienfaisance.

Nous avons dcfjà signale le seigneur de Bucy comme premier bienfaiteur de Vaugirard, et surtout de Tëglise; nous aurions pu rappeler les noms de beaucoup d'autres bienfaiteurs du village, car il nous aurait été facile de retrouver quelles terres, quelles maisons, quelles fermes constituaient le domaine de la fabrique et de la cure, ainsi que les donateurs de ces propriétés. Mais à quoi bon réveiller ces souvenirs? Nous nous contenterons de parler de certaines fondations de bienfaisance et de charité. Isabelle Masurier avait fait abandon d'une place où Ton avait bâti les deux petites maisons habitées par le vicaire et le chapelain maître-d'école. La première avait été construite avec les générosités

des seigneurs; la seconde avec un don de 4ooo livres fait par Alexandre Maréchal et Jean Débonnaire. En outre, un bourgeois de Paris, le sieur Jacques, avait léguë looo livres au chapelain, pour Finstruction gratuite du plain-chant à ses élèves. Les écoles de filles avaient été aussi suffisamment dotées : je trouve dans les archives un legs de 3y6 livres par la veuve Luçon, un autre de 87 5o par la veuve Bichart, une rente de 5o livres par le sieur Durost et sa femme, léguée aux institutrices de la paroisse.

Les pauvres, chaque année, étaient soulagés par les nombreuses communautés que nous verrons plus tard fixées dans Vaugirard, et par les familles respectables qui, se cotisant, réunissaient une somme de 100 pistoles, comme le disent les Mémoires. Il y avait encore fondation d'une aumône abondante que l'on distribuait entre douze enfans pauvres, choisis pour la cérémonie de la cène. Outre les familles dont nous avons parlé, celle des Gobau, Montessuy, Blanc-Fumet étaient connues par leur générosité. Toutes ces bonnes œuvres ont été dissipées, il n'en reste plus que le souvenir. Une seule a survécu aux orages révolutionnaires , c'est celle de M. le marquis de Vezannes et de

sa femme, dout une table de marbre noir scellée dans Tëglise perpétue la mémoire. Us ayaient laisses y parmi plusieurs legs pieux, une rente de 3oo livres pour les pauvres, une autre de ^5o pour habiller quatre petites filles vertueuses , nées à Yaugirard, de parens chrétiens, et admises à la première communion, à la condition qu'elles prieraient pour le repos de leurs âmes, soit avant, soit après leur communion. Ces rentes ont été réduites depuis la révolution, comme toutes celles qui étaient inscrites au grand-livre ; mais au moins il en reste quelque chose : i65 francs sont employés chaque année par M. le curé et Messieurs de la fabrique, à la bonne œuvre dont nous venons de parler.

En 1825, M""" Doubledent a légué à la paroisse 58 francs de rentes, pour être recommandée chaque dimanche aux prières des fidèles. Quelques années auparavant, IVL Desrues avait laissé au bureau de bienfaisance une rente de 3oo francs , pour fournir chaque hiver des vétemens de laine à six pauvres choisis parmi les plus vieux indigens de la commune, par les membres du bureau unis à M. le curé. Enfin, M. Ducoté, ancien curé, a légué 4oo francs de rente, affectés à donner pendant les cinq mois les plus rigoureux de Tannée, chaque semaine, ime

falourde de 0,75, et deux livres de viande à douze pauvres. U est stipule dans son testament que M. le cure participera au choix des douze indigens fait par le bureau de bienfaisance , qu'il sera ensuite charge de la distribution des cartes, sans préjudice du bon de pain qu'ils recevront le même jour à la mairie.

Je ne connais pas d'autres fondations faites dans Vaugirard.

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