I. La sœur Marguerite - Èléonore de Vellein
Marguerite de Vellein, née en 1690, vint à l'âge de douze ans au monastère de Gondrieu, où était sa grand'tante,
Y Histoire littéraire de la ville de Lyon, par le P. de Colonia; Le Temple de la Sagesse ouvert à tous les peupls, dessin des peintures de la grande cour du collège de la Trinité, par le P. Méneslrier; Règlement pour MM. les pensionnaires des Pères jésuites du collège de Lyon (par Jean Croisetj.
la sœur Marguerite -Elisabeth. Accueillie ainsi que sa sœur Jeanne avec la plus grande charité, elle gagna bien vite l'affection de toute la communauté. Elle avait peu de santé, était presque toujours malade; mais elle témoigna tant de désir d'être religieuse qu'on l'admit à la vêture et à la profession.
« L'année 1708, le 20 décembre, j'ai été examinée pour ma profession par M. Vany, notre digne confesseur, et pour cela j'ai été seule au parloir pour dire en toute liberté ce que bon me semble; et quoique j'aie fait mes vœux dans le lit, malade à l'extrême, j'ai souvent parlé à mon père et à ma mère du désir que j'avais de les faire, et ils savent bien que c'est de mon plein gré que je me suis engagée. J'ai fait mes vœux entre les mains de M. Vany. Ils rendront tous témoignage que c'est de mon plein gré et franche volonté que j'ai fait la sainte profession. »
Signé : Sœur Marguerite-Éléonore de Vellein.
Elle fit profession le 6 mai 1709. L'année suivante , le 4 mai, elle ratifiait les vœux qu'elle avait faits dans le lit et dans l'extrémité d'une violente maladie : « J'ai achevé aujourd'hui toutes les cérémonies requises en la présence et pour la consolation de mes parents, suivant l'avis de notre digne Mère de Chantai.
« J'ai, derechef ce même jour, 4 mai 1710, parlé en particulier à M. de la Colombière et à M. de Vellein , mon père et grand-père, qui rendront témoignage que c'est de toute ma volonté que j'ai fait cette ratification entre les mains de M. de la Colombière, chevalier de l'église de Saint-Maurice de Vienne, mon oncle. »
Signé : Sœur Marguerite-Eléonore de Vellein. Cette chère sœur, après avoir beaucoup souffert, mourut
le 21 novembre 1713, quatre ans après sa profession, à Tâge de vingt-deux ans, ayant renouvelé plusieurs fois ses vœux pendant la journée. Elle alla, ainsi parée de son innocence et de ses souffrances, endurées avec amour, se réunir à la troupe angélique qui suit l'Agneau Immaculé.