‹ Histoire de VersaillesChapitre 17 sur 99 · PASSAGE DU RHIN. — BATAILLE DE NEUWIED · texte numérisé non relu

PASSAGE DU RHIN. — BATAILLE DE NEUWIED

« Un roulement de tambour commande le silence, et le secrétaire de l'administration municipale donne lecture de la loi du 6 de ce mois, qui ordonne la célébration d'une pompe funèbre par toute la France, à l'occasion de la mort du général Hoche, ainsi que du procès-verbal de la cérémonie qui a eu lieu au Champ-de-Mars, à Paris, en mémoire du général, et des discours qui y furent prononcés.

« Ensuite, le président rappelle en quelques mots la vie de Hoche, et la donne en modèle à tous ses concitoyens.

« Quatre officiers s'approchent ensuite du cénotaphe, présentent au président la branche d'olivier et les couronnes dont ils sont porteurs, et le président les place sur l'urne funéraire.

« Les membres des administrations et des tribunaux, les professeurs de l'école centrale et leurs élèves, les employés des administrations et les citoyens attachés aux différents établissements publics vont successivement déposer sur le tombeau la branche de chêne qu'ils tiennent à la main, et toute la troupe défile en grande parade devant le mausolée, aux accords lugubres d'une musique guerrière.

« Plusieurs décharges d'artillerie qui, depuis six heures du matin, s'étaient renouvelées de quart d'heure en quart d'heure, annoncent que la cérémonie funèbre est terminée, et le cortège rentre à la la Maison Commune dans le même ordre qu'il en était sorti. y>

Telle fut la cérémonie toute païenne que Versailles fit alors en l'honneur de l'un de ses plus illustres enfants.

Au mois de juillet 18G0, le cœur du général Hoche fut placé dans une des chapelles de l'église de Notre-Dame, et un service funèbre célébré a cette occasion (1).

N° 20. — A Saint-Nicolas.

N° 22. — A l'Ange Gardien.

N0' 32, 34, 36. — Emplacement qu'occupait, avant 1734, le Petit-Potager du Roi. Ce Petit-Potager servait surtout à placer les fumiers et à faire les semis.

N° 36 au n° 38. — En 1752, le comte de Noailles, gouverneur de Versailles, concéda à différents particuliers, pour y élever des baraques, le terrain bordant le mur du Potager, le long de la rue Satory. Ces baraques déparaient la rue; elles ont été démolies en 1853. On a fait un très-beau mur au Potager, pour remplacer l'ancien ; on a établi des grilles faisant face aux différentes rues qui aboutissent dans celle de Satory; enfin, un trottoir, construit sur remplacement des baraques, permet aux piétons de circuler librement de ce côté de la rue, amélioration devenue nécessaire depuis l'établissement du champ de manœuvre de la plaine de Satory et du "choix qu'on a fait de cette plaine pour les grandes évolutions militaires.

En 1730, quand il fut résolu qu'une église paroissiale serait érigée dans le quartier Saint-Louis, le roi, voulant qu'une maison de charité y fût aussi établie, et désirant lui assurer un revenu, fit don à la paroisse Saint-Louis,

(1) Voir Eglise Notre-Dame, tome Ier, page 208.

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