‹ Histoire de VersaillesChapitre 25 sur 99 · II · texte numérisé non relu

II

pan, et à laquelle nous avions fait jusqu'alors peu d'attention ; la voici :

a Louis XV, dit Mme Campan, avait, comme on le sait, adopté le système bizarre de séparer Louis de Bourbon du roi de France. Comme homme privé, il avait sa fortune personnelle, ses intérêts de finance à part.

« Louis XV traitait comme particulier dans toutes les affaires ou les marchés qu'il faisait; il avait acheté au Parc-aux-Cerfs, à Versailles, une jolie maison, où il logeait une de ces maîtresses obscures que l'indulgence ou la politique de madame de Pompadour avait tolérées., pour ne pas perdre ses droits de maîtresse en titre. Ayant réformé cet usage, le roi voulut vendre sa petite maison. Sévin, premier commis de la guerre, se présenta pour l'acheter. Le notaire qui était chargé de celte commission en rendit compte au roi. Le contrat de vente fut passé entre Louis de Bourbon et Pierre Sévin, et le roi lui fit dire de lui apporter lui-même la somme en or. Le premier commis réunit 40,000 francs en louis, et introduit par le notaire dans les cabinets intérieurs du roi, il lui remit la valeur de sa maison. »

Ces renseignements donnés par madame Campan, quoique bien incomplets, puisqu'elle ne donne ni la rue, ni l'époque de la vente et de l'achat, ni le nom du notaire, étaient cependant une précieuse indication s'ils se trouvaient exacts, car ils venaient confirmer l'établissement de la petite maison du roi dans le Parc-aux-Cerfs, et donnaient en outre le nom de la personne à laquelle cette maison avait été vendue, lorsque, par suite d'autres habitudes, elle devint inutile à Louis XV. Nous résolûmes alors de faire de nouvelles recherches, et nous sommes parvenu, non sans peine, à découvrir enfin cette mystérieuse habitation du Parc-aux-Cerfs. Mais, avant tout, rappelons encore ici ce qu'on entendait par ce nom de Parcaux-Cerfs.

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Nous avons déjà dit pourquoi Louis XIII fit établir, à peu de distance de son habitation, un enclos dans lequel .m élevait des cerfs et d'autres b'ôtes fauves, d'où lui vint le nom de Parc-aux-Ccrfs; de môme cfue la ferme attenant au château, dans laquelle il avait réuni les animaux dangereux et les oiseaux de proie, reçut le nom de la Ménagerie.

Le Parc-aux-Cerfs de Louis XIII fut d'abord conservé par Louis XIV ; mais lorsque le Vieux-Versailles fut partout rempli d'hôtels et de maisons, on jeta par terre les murs de cet enclos. Un nouveau quartier fut alors tracé à sa place; on le nomma quartier du Parc-aux-Cerfs, ou plus court, Parc-aux-Cerfs. De là vint l'habitude d'appeler toutes les maisons de ce quartier, maisons du Parcaux-Cerfs.

Revenons maintenant à la petite maison de Louis XV.

Nous n'avions pour nous diriger dans nos recherches

que le nom de Sévin; mais dans quel endroit du quartier

du Parc-aux-Cerfs était placée cette maison achetée au roi

par Sévin?

Nous savions que les archives du bailliage de Versailles étaient déposées au Palais-de-Justice de cette ville, et que ces archives contenaient les rôles de la répartition des sommes dues chaque année par les propriétaires des maisons de Versailles, pour les boues et lanternes, depuis l'année 1664 jusqu'en 1788. Le dépouillement assez fastidieux de tous les noms des propriétaires du quartier du Parc-aux-Cerfs nous fit enfin rencontrer, comme propriétaire d'une maison située rue Saint-Médéric, en 1772, le nom de Sévin. La place qu'elle occupait dans le rôle nous indiquait que ce devait être ou la maison n° 2 ou celle n* 4. Mais était-ce bien celle ayant appartenu à

Louis XV, et indiquée, par madame Campan? Rien ne nous le prouvait, car sur ces rôles nous trouvions immédiatement comme propriétaire, avant Sévin, le nom de Vallet.

En cherchant dans les titres actuels de propriété de la maison n° 4, nous avons trouvé qu'elle appartenait effectivement à Sévin, et qu'elle fut vendue par ses héritiers, après la Révolution, aux criées du tribunal civil. Ces titres, ne remontant point au delà, nous laissaient toujours dans l'obscurité sur les noms des propriétaires antérieurs à Sévin. Nous nous adressâmes alors aux possesseurs actuels des maisons nos 2 et 4, qui nous permirent gracieusement de rechercher dans tous les papiers antérieurs ce que nous pourrions trouver chez les notaires touchant cette intéressante question. Voici maintenant le résultat de ces recherches :

Quand Louis XIV eut décidé de faire un nouveau quartier dans l'ancien Parc-aux- Cerfs, les terrains furent donnés en propriété à divers particuliers, et surtout aux personnes appartenant à la Maison du roi. C'est ainsi que le roi fit don de l'emplacement occupé aujourd'hui par les nos 2 et 4 de la rue Saint-Médéric à Jacques Desnoues, maître d'hôtel et l'un de ses valets de chambre. Le 18 juin 1712, Desnoues vend à J.-R. Pizet, écuyer de la Maisonfort, le jardin et la maison qu'il y avait fait construire. Le 27 septembre 1718, nouvelle vente de cette propriété, faite par J.-B. Pizet au profit de Jean-Michel Crémer, maître fruitier-oranger de Paris, bourgeois de Versailles. A cette époque, le jardin n'était point enclos de murs. En 1734, Crémer fait construire les murs, ferme les rues des Tournelles et Saint-Médéric, et fait ainsi deux impasses. Ces impasses portent, sur les rôles de réparti-

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tion des boues et lanternes, les noms de culs-de-sac Saint-Médéric et des Tournelles.

Grémer meurt en 1736. Par suite, la propriété est partagée en deux : la maison et la moitié du jardin échoient à Jean-Michel-Denis Crémer, son fils, et l'autre moitié appartient à la veuve Crémer. Elle fait à son lour bâtir sur sa portion une maison à peu près semblable à l'autre, formant aujourd'hui le n° 2 de la rue Saint-Médéric.

Tel était l'état des lieux, lorsqu'en 1755 les agents secrets des honteuses passions de Louis XV cherchent au roi une petite maison disposée de façon à éviter la publicité dans ses rendez-vous de galanterie. Quelle maison pouvait mieux convenir que celle de Crémer? Placée dans un quartier retiré, au fond d'une impasse, n'ayant de voisins que la maison construite par la veuve Crémer, dont toutes les fenêtres regardaient sur la rue des Tournelles et n'avaient point vue sur celle du fils, tout, enfin, la désignait à leur choix. Ils proposent son acquisition au roi, et l'argent est aussitôt donné. Il restait un dernier embarras : si le roi lui-même, ou ses agents bien connus, traitent directement de l'achat de cette maison, il n'y a plus de secret possible, et sa destination sera bientôt découverte. On charge alors un tiers inconnu de cet achat. Un huissier au Châtelet de Paris, nommé Vallet, traite directement avec Crémer, et la maison est achetée en son nom. De là l'obscurité qui a si longtemps régné sur l'emplacement de ce triste séjour ! Qui aurait pu penser que sous ce nom de Vallet, de cet huissier que les rôles des impôts de Versailles portent comme propriétaire de cette maison, se cachait le nom du roi de France (1)?

(1) Louis XV avait eu déjà, avant l'i'6S, quelques rendez-vous galants, soit dans cette maison louée probablement avant d'en faire l'acquisition,

Crémer croyait avoir vendu à Vallet; mais celui-ci, aussitôt l'acquisition terminée, se présente seul devant notaires et fait la déclaration suivante :

« Aujourd'hui est comparu par-devant les conseillers du roi, notaires au Chàtelet de Paris, soussignés, sieur François Vallet, huissier-priseur audit Chàtelet de Paris, y demeurant, rue des Déchargeurs, paroisse Saint-Germain l'Auxerrois, lequel a déclaré ne rien avoir ni prétendre en l'acquisition qui vient d'être faite sous son nom, de Jean-Michel-Denis Crémer, et sa femme, d'une maison située à Versailles, rue Saint-Médéric, paroisse Saint-Louis, avec ses dépendances, par contrat passé devant les notaires soussignés, dont Me Patu, l'un deux, a la minute, cejourd'hui ; mais que cette acquisition est pour et au profit du roi, le prix en ayant été payé des deniers de S. M. à lui fournis à cet effet; c'est pourquoi il fait cette déclaration, consentant que S. M. jouisse, fasse et dispose de ladite maison en toute propriété, sans que le payement qui sera fait sous le nom du comparant des droits de lots et ventes, et centième denier, le décret volontaire qui sera fait et adjugé, et la jouissance et perception des loyers, qui pourra être faite aussi sous son nom, puissent affaiblir la propriété acquise à S. M. de ladite maison et dépendances, déclarant que l'expédition dudit contrat d'acquisition et les titres énoncés en icelui, ont été par lui remis entre les mains du chargé des ordres de S. M., ce qui a été accepté pour S. M. par les notaires-ès-études soussignés, promettant, etc., obligeant, etc., renonçant, etc.

« Fait et passé à Paris, l'an 1755, le 25e novembre, et ont signé :

« Vallet, Patu, Brochant. »

Ainsi, il n'y a plus de doute; c'est bien là la petite maison du Parc-aux-Cerfs si longtemps ignorée. Voilà le

soit dans quelque autre de ce quartier : car on lit dans le journal de l'avocat Barbier, à la date du mois de mars 1753, que le bruit courait dans Paris qu'une jeune fille de seize ans avait été logée au Parc-aux-Cerfs pour l'amusement du roi ; et dans une note des Mémoires de madame Duhausset : Quelquefois on a changé de maison et de quartier, mais sans renoncer à l'ancienne maison.

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lieu où, depuis l'année 1755 jusqu'en 1771, furent successivement installées les jeunes filles que les infâmes fournisseurs des plaisirs du roi offraient aux sens blasés de Louis XV.

L'ignorance où l'on était généralement sur cette maison, sa grandeur et son arrangement, le nom de Parc-aux-Cerfs toujours donné à cette habitation, tandis que c'était celui du quartier où elle était située, lui ont fait attribuer beaucoup plus d'importance qu'elle n'en avait réellement, et sont la cause des exagérations dans lesquelles sont tombés à ce sujet plusieurs historiens. « La tradition et le témoignage de plusieurs personnes attachées à la cour, dit Lacretelle, ne confirment que trop les récits consignés dans une foule de libelles relativement au Parc-aux-Cerfs. On prétend que le roi y faisait élever des jeunes filles de neuf ou dix ans. Le nombre de celles qui y furent conduites fut immense. Elles étaient dotées, mariées à des hommes vils ou crédules.

« Les dépenses du Parc-aux-Cerfs se payaient avec des acquits au comptant. Il est difficile de les évaluer; mais il ne peut y avoir aucune exagération à affirmer qu'elles coûtèrent plus de cent millions à l'État. Dans quelques libelles on les porte jusqu'à un milliard. »

Nous ne voulons diminuer en rien l'odieux de la conduite de Louis XV, et nous pensons aussi que l'entretien de ces jeunes filles, les rentes qu'on leur donnait lorsque le roi en était dégoûté, et celles que l'on faisait à leurs enfants lorsqu'elles en avaient, ont dû coûter des sommes assez considérables. Mais, la connaissance exacte de la maison du Parc-aux-Cerfs ne permet pas d'admettre toutes ces exagérations.

La maison était petite et à peu près comme celle exis-

tant encore aujourd'hui au n° 2, puisque le jardin était derrière et sur le côté. Il était impossible que dans une si petite maison il séjournât plus d'une demoiselle à la fois, avec la dame chargée de la garder (1] et le domestique nécessaire pour les servir. Il faut bien admettre encore que les jeunes tilles conduites dans ce lieu y demeurèrent au moins une année, puisque la plupart n'en sortaient que pour devenir mères ! Eh bien! si le roi ne garda cette maison que depuis 1755 jusqu'en 1771, comme nous allons le voir, c'est-à-dire seize ans, on ne peut dire que le nombre de celles qui y furent conduites fut immense, et il faut nécessairement un peu rabattre du millard et même des centaines de millions que coûtèrent les dépenses du Parc-aux-Cerfs (2).

Madame de Pompadour voulant donner à Louis XV des maîtresses dont elle n'eût rien à redouter pour son pou-

(1) Cela est confirmé par une note des Mémoires de madame Duhausset : « Un commissaire de la marine, nommé Mercier, qui avait eu part à l'éducation de l'abbé de Bourbon, avait plus de connaissance qu'aucun autre sur cet établissement; et voici ce qu'il a dit à un de ses amis : »La maison était de très-peu d'apparence. Il n'y avait en général qu'une seule jeune personne; la femme d'un commis dubureau de la guerre lui tenait compagnie, jouait avec elle, ou travaillait en tapisserie. Cette dame disait que c'était sa nièce; elle la menait, pendant les voyages du roi, à la campagne. » Et plus loin madame Duhausset dit encore : « Il n'y en avait au reste que deux, en général, et très-souvent une seule. Lorsqu'elles se mariaient, on leur donnait des bijoux et une centaine de mille francs. Quelquefois le Parc-aux- Cerfs était vacant cinq ou six mois de suite. »

(2) On trouve ce qui suit dans un écrit intitulé : Le Château de Luciennes , de M. Léon Gozlan :

« Le Parc-aux-Cerfs, qui est encore mal connu, était un endroit solitaire, silencieux, lugubre comme un abattoir. C'est là que le roi, sans suite et à l'entrée de la nuit, allait commettre ses plaisirs. Il en avait tellement l'habitude, qu'il avait fini par se croire quitte envers Dieu et les hommes en dotant les jeunes filles flétries dans cet antre. Le Parc-aux- Cerfs coûtait près de cent soixante-dix mille francs par mois, ce qui fait, pour trente années d'existence, plus de cent cinquante millions. »

Où l'auteur a-t-il puisé ces renseignements ?

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voir, protégea ce commerce du roi avec des jeunes filles, mais il cessa entièrement lorsque madame Du Barry eut su concentrer sur elle seule toute la passion du vieux roi débauché. La petite maison du Parc-aux-Cerfs n'ayant plus alors ■ aucun but d'utilité, Louis XV, qui l'avait achetée de ses deniers, la vendit afin de faire rentrer cet argent dans sa cassette particulière.

Pour cette vente, Louis XV n'avait plus besoin de se cacher sous un faux nom comme pour l'achat, et, malgré l'assertion de madame Campan, ce n'est pas comme Louis de Bourbon, mais bien comme roi de France qu'il vendit l'ancienne habitation de ses innocentes victimes à J.-B. Sévin. — Voici ce contrat de vente :

« Vente par le Roi notre Sire, à M. J.-B. Sévin, 27 mai 1771.

« Par- devant les notaires au bailliage royal de Versailles, soussignés, fut présent très haut, très puissant et très excellent prince Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, lequel a, par ces présentes, vendu et abandonné pour toujours et promet garantir de tous troubles, à sieur Jean-Baptiste Sévin, huissier de la chambre de madame Victoire de France et commis principal de l'un des bureaux de la Guerre, demeurant à Versailles, rue Saint-Médéric, paroisse Saint-Louis, à ce présent et acceptant acquéreur pour lui, ses hoirs et ayant-cause, une maison sise à Versailles, sus-dite rue Saint-Médéric , paroisse Saint-Louis, consistant en bâtiments sur ladite rue, jardin derrière et à côté, ainsi que ladite maison se comporte sans réserve, appartenant à S. M. au moyen de l'acquisition qu'elle en a fait. faire, sous le nom de François Vallet, huissier-priseur au Châtelet de Paris, de J. Crémer, et Elisabeth Quartier, sa femme, par contrat passé devant Me Patu et son confrère, notaires à Paris, le 25 novembre 1755, insinué et ensaisiné, lequel Vallet a fait sa déclaration au profit de S. M. par acte passé devant ledit Patu et son confrère le même jour, le brevet original en papier, de laquelle est demeurée ci-joint, auxquels Crémer et sa femme, ladite maison appartenait de la manière expliquée au contrat sus-daté. Etant ladite maison en la censive de S. M., et vers

elle chargée à raison de vingt sols de cens par arpent par chacun an pour toutes choses, de laquelle maison dont S. M. 7ia jamais retiré aucun revenu, elle a toujours entendu jouir à litre particulier pour en disposer ainsi qu'elle jugerait à propos.

« Cette vente laite à la charge dudit cens, seulement pour l'avenir à compter de ce jour, et sans être tenu par ledit sieur Sévin au payement d'aucuns droits de lots et ventes, contrôle, insinuation et autres, qui pourraient être prétendus à cause de la présente vente dont S. M. dispense ledit sieur Sévin.

« La présente vente aussi faite moyennant la somme de 1 6,000 livres ; laquelle somme S. M. reconnaît avoir présentement reçue par les mains d'Alain, l'un des notaires soussignés, qui, des deniers à lui remis par ledit sieur Sévin, la lui a payée, réellement délivrée en louis d'or et monnoye ayant cours, à la vue desdits notaires, dont quittance transportant-dessaisissant-voulant-procureur. Le porteur donnant pouvoir.

« Reconnaissant, ledit sieur Sévin, que S. M. lui a fait remettre l'expédition en parchemin du contrat de vente sus-daté, ensemble tous les titres et pièces que ledit Yallet a reconnu par icelui lui avoir été remis par lesdits Crémer et sa femme, dont décharge.

« Par ainsi, promettant, obligeant, renonçant; fait et passé audit Versailles, à l'égard de S. M. en son appartement au château, et à l'égard dudit sieur Sévin ès-Etude, l'an 1771, le 27 mai, avant midi. S. M. a signé, ainsi que ledit sieur Sévin.

« Louis.

« Ducro. Sévin. Alain. »

Il résulte donc de ces diverses pièces, que la fameuse maison désignée dans l'histoire de Louis XV sous le nom de Parc-aux-Cerfs était placée au n° h de la rue Saint- Médéric.

Aujourd'hui cette maison a entièrement changé d'aspect; transformée en un fort joli hôtel par les propriétaires qui l'ont successivement habitée depuis quelques années, elle ne rappelle plus rien de cette trop célèbre petite maison.

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