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IMPASSE DES CHEVAU-LÉGERS

Cette impasse a été formée sur une partie du terrain des hôtels des Chevau-Légers, un peu avant la Révolution. Elle se dirige du nord au sud, et a 61 mètres 30 centimètres de longueur, sur 13 mètres 70 centimètres de largeur.

11 entre dans les projets de la ville de faire de cette impasse une rue qui s'ouvrira sur celle de l'Orangerie : déjà le terrain occupé par un chantier a été acheté à cet effet.

N° 2. Maison où est né, le 1er septembre 1777, le général de division François-Isidore Wathiez.

Nommé sous-lieutenant le 3 novembre 1793, à l'âge de seize ans, Watthiez fit toutes les campagnes de la République et de l'Empire, en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Russie, en France, et s'éleva de grade en

grade jusqu'à celui de général de division. Il fut cité un grand nombre de fois à l'ordre du jour de l'armée pour ses belles actions. Dans sa carrière militaire, le général Wathiez reçut plusieurs blessures graves et entre autres au combat du Burgos, en 1808, où une balle ennemie vint le frapper au crâne pendant qu'il conduisait une charge de cavalerie qui culbuta un carré des gardes Wallon es.

Le général Wathiez est venu terminer sa carrière au lieu même qui l'avait vu naître.

RUE DES CHANTIERS

Une très-petite portion du commencement de la rue des Chantiers faisait partie de Versailles sous Louis XIV. Avant la Révolution, elle s'étendait jusqu'à la rue de Noailles, où se trouvait la barrière. Depuis la réunion de Montreuil à Versailles, cette barrière a été reportée au bas de la butte dn Pont-Colbert. Le nom de rue des Chantiers lui a été donné à cause des nombreux chantiers de bois à brûler qui s'y trouvaient autrefois. En 1793, on la nomma rue du Contrat-Social; en 1806, elle reprit son ancien nom de rue des Chantiers.

En 1773, les habitants de la rue des Chantiers et de la rue de Noailles furent autorisés par le gouverneur de Versailles à faire paver ces deux rues et à les éclairer par des réverbères, à leurs propres frais. Ils en furent si reconnaissants, que dans la lettre de remerclment adressée au comte de Noailles, ils lui disent qu'ils en auront une éternelle gratitude, et que le public sera obligé de faire des vœux au Ciel pour les précieux jours et santé de son Excellence et de son illustre famille.

RUE DES CHANTIERS. 399

La rue des Chantiers s'étend légèrement du nordouest au sud-est, de l'avenue de Paris à la barrière du Pelit-Montreuil. Elle a 1 ,594 mètres de long, et 18 mètres de large (en moyenne).

La rue des Chantiers appartient en partie au quartier Saint-Louis, et en partie au quartier Monlreuil. La portion du quartier Saint-Louis s'étend à gauche, de l'avenue de Paris à la rue Saint-Martin, et à droite, de l'avenue de Paris à la rue de Noailles.

CÔTÉ GAUCHE

N° 17. — La salle des États-Généraux ou de l'Assemblée Nationale était construite dans l'espace compris entre le bâtiment, aujourd'hui caserne des Menus-Plaisirs, dont nous avons parlé à l'avenue de Paris, et le mur qui donne sur cette rue. La salle venant jusqu'aux bords de la rue, l'entrée du public était de ce côté : celle sur l'avenue de Paris ayant été réservée pour le roi. Pour faciliter le service de la salle, on avait élevé des vestibules en bois, du côté de la rue des Chantiers. Le peuple les nommait les Maisons de bois de l Assemblée.

N° 63. — Maison de Providence contre la Mendicité.

Depuis fort longtemps, on cherchait à détruire la mendicité à Versailles. Déjà, sous Louis XIV, le ministre écrivait au prévôt de Saint-Germain-en-Laye : « Le Roi m'a dit qu'il a vu beaucoup de mendiants à Saint-Germain. Vous devez exécuter la déclaration de juillet 1700, l'intention de S. M. étant que la mendicité soit bannie de Saint-Germain et de Versailles (1). Malgré cet ordre du roi, les mendiants étaient restés dans la ville, et le

(1) Arch. gén., Secret. d'État, dépèches, E. 3552.

27 mai 1721, on rendit une nouvelle ordonnance pour les en faire sortir (1). Poursuivie sous tous les régimes, la mendicité ne put disparaître de Versailles.

En 1844, plusieurs habitants, cherchant le moyen d'éteindre ce fléau, s'associèrent pour fonder et entretenir, au moyen de souscriptions, un établissement destiné à recevoir les vieillards infirmes et les enfants des deux sexes, réduits à la mendicité et domiciliés dans la commune.

Uu conseil, chargé de surveiller les recettes et les dépenses et de pénétrer dans tous les détails journaliers de l'administration de la maison, fut nommé par l'Assemblée générale des souscripteurs; et les soins intérieurs furent confiés à des sœurs de l'ordre des Filles de la Sagesse.

Cette œuvre éveilla une grande sympathie dans toute la ville. Dès la première année, le nombre des souscripteurs dépassa 1,200, et permit d'ouvrir les portes de l'établissement, au mois de mai 1845.

Depuis celte époque, cette association n'a cessé de poursuivre son œuvre charitable et morale. La maison de Providence renferme aujourd'hui près de 80 personnes, auxquelles, outre le vêtement et la nourriture, elle assure encore tous les soins que peuvent réclamer leur âge ou leurs infirmités.

A l'origine de cet établissement, l'exiguïté des bâtiments et le peu de ressources financières n'avaient pas permis d'y construire une chapelle. Depuis, la bienfaisance publique a mis à même l'administration de cette

(1) Ordonn. du Roi. — Voir Bibl. de Versailles, Recueil d'ordonnances sur Versailles, in-4°. — Arrêté contre la mendicité, 14 sept. 1789. Voir : Journal de Versailles, n° 43, in-4°.

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maison de faire construire un bâtiment comprenant, au rez-de-chaussée, un nouveau dortoir pour 20 lits, et une chapelle pouvant contenir tout le personnel de la maison. Cette chapelle est construite dans le style moyen âge. La simplicité de l'intérieur est tout à fait en rapport avec le style adopté et avec la nature de l'établissement.

Cette chapelle a été construite par M. Paris, architecte de la ville.

Espérons qu'un établissement si utile continuera de prospérer, et que les secours ne lui manqueront ni de la part de la population de Versailles, ni de la part des autorités qui lui ont déjà montré tant de bienveillance.

CÔTÉ DROIT

Nos 30 et 32. — Supplément à la Vénerie du roi, établi sous le nom de Chenil-Dauphin, vers 174-5, dans la jeunesse du père de Louis XVI.

N° 72. — Magasin à fourrages pour la cavalerie de la garnison .

C'est à quelque distance de la Barrière de la rue des Chantiers que se font aujourd'hui les exécutions capitales.

RUE MÊNARD.

Petite rue s'étendant du nord au sud, de la rue des Chantiers à la rue du Vautrait. Elle a 98 mètres de longueur, sur 10 mètres de largeur. Son nom lui a été donné en souvenir de M. Ménard, membre de la première municipalité versaillaise. Il fut le premier président de cette municipalité, après la retraite de M. Thierry de Villed'Avray.

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