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RUE DE LIMOGES

Les rues Ménard, du Vautrait et de Limoges faisaient partie, sous Louis XIV, d'un grand enclos, espèce de faubourg, partagé en deux rues parallèles, ne présentant que des magasins, des écuries et de chétives maisons, qui servirent d'abord de retraite à cette colonie de Limousins employés depuis tant d'années à la bâtisse de Versailles. Un peu plus tard, une grande portion de terrain ayant été prise pour le Vautrait, il resta une espèce de rue composée de baraques, fermée par des portes à ses extrémités, et à laquelle on donna le nom d'hôtel de Limoges.

Sous le règne de Louis XV, presque toutes ces baraques furent converties en écuries pour placer bon nombre de chevaux du roi. Le duc de Luynes raconte dans ses Mémoires un singulier vol qui eut lieu pendant la nuit du 30 avril 1753. « On trouva, dit-il, le lendemain matin, qu'on avait coupé le crin de trente-neuf chevaux à longue queue. »

Sous Louis XVI, les écuries de Limoges renfermaient aussi les chevaux de la Petite-Écurie. Depuis la Révolution, elles ont été occupées par ceux delà garnison.

Depuis quelques années on a transformé en rue l'hôtel de Limoges, et elle a reçu le nom de rue de Limoges.

Cette rue va du nord au sud, de la rue des Chantiers à l'avenue de Sceaux. Elle a 315 mètres de longueur et 10 mètres de largeur. Dans cette rue se trouve l'entrée de la nouvelle manutention des vivres de la guerre»

■lO'i HISTOIRE DE VERSAILLES.

Construite en 1855, cette manutention contient 5,400 quintaux métriques de farine, et six fours de 300 rations chaque.

La partie de l'avenue de Paris qui appartient au quartier Saint-Louis s'étend, à droite, de la place d'Armes à îa rue Saint-Martin. [Voir t. 1er, avenue de Paris.)

Nous avons déjà dit que cette avenue fut ouverte en 1817. Elle se dirige du nord au sud. Sa longueur est de 248 mètres 70 centimètres, et sa largeur de 19 mètres 60 centimètres.

Outre la Mairie, dont la terrasse et l'escalier d'entrée occupent une partie de la longueur du côté gauche de cette avenue, on y voit le débarcadère du chemin de fer de la rive gauche. Dans ce terrain resté longtemps inoccupé, on établit, en 1834, un jardin public de botanique. En 1840, on construisit sur l'emplacement même du jardin, le débarcadère du chemin de fer de la rive gauche. Ce débarcadère, d'une forme légère et assez élégante, n'a point l'aspect monumental de celui de la rive droite. Construit en matériaux peu solides, il semble n'avoir été élevé que comme un bâtiment provisoire. M. le Poittevin en est l'architecte.

La place où devait être élevée la statue du duc de Berry, entre le côté droit de cette avenue et le mur des Petites-Écuries, avait été entourée d'arbres et formait

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une promenade fréquentée par beaucoup de personnes, particulièrement du quartier Saint-Louis.

En 1855, le génie militaire en a fait un parc d'artillerie et y a élevé des bâtiments assez élégants, dont deux servent de manège et l'autre de hangar pour l'artillerie et le génie.

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