ÉMIGRÉS DOMICILIÉS A VIRE
NoËL DU ROCHER (Louis-Auguste), né à Vire le 28 octobre 1773, fils de Jean-François, médecin, et de Françoise de Vendes ; célibataire ; absent depuis 1791 ; dernier domicile : rue Girard (1). Amnistié, rentre à Vire le 25 janvier 1802, y épouse le 25 juin 1804, Charlotte Lecordier de Bon ; décédé le 20 décembre 1859 [chevalier de Saint-Louis].
PERCY (Léonor-Jacques-François DE), né à Vire le 20 juillet 1757, fils de Jean-François, ex-capitaine d’infanterie, et de Marie-Léonore de Billeheust ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue du Neufbourg. Décédé émigré le 12 novembre 1799.
PERCY (François-Ambroise DE), ci-devant lieutenant au régiment des chasseurs cantabres ; né à Vire le 28 mars 1768 ; frère du précédent ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile rue du Neufbourg. Amnistié, rentre à Vire le 19 mai 1802. Il épouse, le 31 janvier 1803, Henriette-Charlotte Lecordier de Bon ; deverd veuf, il épousera Juliana-Augusta de Cheux de Saint-Clair.
ROUSSEL DE FoNTENELLE (Henry-Louis-François), écuyer, gens darme de la garde du roi, conseiller rapporteur des maréchaux de France au présidial de Coutances ; né à Vire le 2 novembre 1750 ; fils de feu François et de Marie-Anne Maufras ; époux, depuis juillet 1787, de Marie-Anne-Julie Viel de Maisoncelles [décédée le 16 pluviôse an VII-4 février 1799] ; sans enfant ; absent depuis le 27 juillet 1792 ; dernier domicile ; rue Notre-Dame. Amnistié le 16 juillet 1802 ; rentré à Vire ; décédé le 2 juillet 1808.
VIEL DE LA GRAVERIE ou de MAISONCELLES (Charles-Augustin), exofficier de dragons ; né à Vire le 17 septembre 1769, fils de Charles- Augustin [écuyer, seigneur patron honoraire de la Graverie, gendarme de la garde du roi, décédé le 28 octobre 1799] et de Marie- Jeanne-Esther Huillard d’Aigneaux ; célibataire ; absent depuis septembre 1791 ; dernier domicile : rue des Cordeliers ; amnistié. [Une pièce du 20 août 1801 émanant d’une sœur de l’émigré, affirme qu’il n’est pas sorti de France et a fait constater sa résidence dans le département du Jura. Le sous-préfet de Vire déclare à ce sujet : « On ne peut compter sur les témoignages des maires qui, en général, écrivent et signent tout ce qu’on leur demande. » (Arch. Calv., VI, Q Viel)].
Pierre Aubert ; Jacques-René Chrétien (de Saint-Sever) ; Joachim Danjou de Boisnantier (de Landelles) ; Philippe-Pierre-Louis Lecordier de Bon ; Jean-Jacques-Julien Lefèvre, marquis du Quesnoy ; Jacques- Alphonse Noël du Parc, émigrés portés sur la liste établie par la municipalité de Vire le 2 frimaire an II-22 novembre 1793, parce qu’ils avaient des biens personnels ou successifs dans l’étendue de la commune de Vire, n’y étaient pas réellement domiciliés au moment de jeur départ pour l'étranger. Il y a donc en tout 17 émigrés virois.
(1) Le 13 novembre 1792, Noël du Rocher, venant de Guernesey, sera, en compagnie des émigrés Monlien de la Poterie et Lebreton, appréhendé à Digulleville-Hague, près de Cherbourg. Interrogé, il racontera qu’il avait quitté Vire, le 25 septembre 1791, pour Jersey, où devait le rejoindre une jeune fille que ses parents ne voulaient pas lui laisser épouser. La jeune fille n’est pas venue : il rentrait pour demander pardon à ses parents. (Arch. Manche, L 1.480),