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II. EMIGRÉS AYANT EU LEUR DERNIER DOMICILE A VIRE

ACHARD DE SAINT-MANVIEU (Julien-Louis), écuyer, ancien chevauléger, né à Vire le 21 janvier 1747, fils de feu Charles-Alexandre, et de Marie-Jeanne-Bertrande Esneys [décédée le 14 janvier 1792] ; époux de Françoise-Catherine Blanchard [contrat en date du 4 septembre 1780] ; père de Henry et Philippe-Jean-Baptiste, nés en 1784 et 1786 ; absent depuis février 1792 ; dernier domicile : rue de la Douve à Vire ; décédé en Russie le 6 septembre 1798 ; amnistié le 25 août 1803.

BILLEHEUST (Thomas-Francois-Jacques DE), chevalier, ci-devant seigneur et patron des paroisses de Saint-Aubin-des-Bois, Sainte- Marie-des-Monts, seigneur de Beslon, la Chapelle-Cécelin, seigneur haut-justicier d’Argenton, ancien capitaine commandant de chasseurs au régiment du Maine, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, pensionnaire du roi ; né à Vire le 15 janvier 1740, époux de Françoise-Louise Crespin [elle divorce le 28 ventôse an I1-18 mars 1794] ; père de Bon-Eugène et de Justine-Aimée absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue &es Cordeliers ; décédé émigré le 17 novembre 1798.

COLLARDIN DE LA PINSONNIÈRE (Marie-Claude), ci-devant garde du corps ; né à Vire le 27 mai 1753 ; second fils de feu J.-B. François, et de Louise-Jeanne Godard ; célibataire ; absent depuis juillet 1791; dernier domicile : la Place. Décédé émigré en l’an III. Amnistié le 15 février 1803.

CoRDAY D’ARCLAIS (Louis-Aimé-Cyprien DE), ci-devant lieutenant au 10° chasseurs de Bretagne ; né à Pierres le 14 septembre 1765 ; fils de Cyprien-Guillaume [seigneur de Saint-Marc d’Ouilly], et de feu Charlotte de Banville de Pierres ; célibataire ; absent depuis 1791 ; dernier domicile : rue du Neufbourg. Rentré à Vire ie 19 mai 1802, amnistié le 9 décembre 1802, il épouse le 24 janvier 1803 Marie-Anne-Louise de Brécey, veuve Julien Drudes de la Caterie ; député sous la Restauration.

DRUDES DE CAMPAGNOLLES (Michel-François-Jacques-Alexandre), écuyer, ancien mousquetaire noir de la garde du roi ; né à Vire le 18 avril 1751 ; fils aîné de Jacques-Alexandre [décédé le 2 avril 1798] et de Marguerite-Françoise Bouvet ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue du Neufbourg. Rentré er France, a pris part, sous les ordres de Frotté, à la Chouannerie normande (1) ; arrêté à Vire en juillet 1796 après la pacification

(1) On l’appelle alors Drudes de la Tour. L. de la Sicotière, qui a dû puiser ce renseignement erroné dans le ms. des mémoires de Michelot Moulin, compte « trois frères Drudes, tous trois officiers et émigrés ». Sclon lui, deux d’entre eux, Camille et Alexandre, ont pris part à la Chouannerie. (LA SICOTIÈRE : Louis de Frotté…, t. 1°", p. 105). Or, dans cette famille, il n’y a pas d’autre Camille qu’un enfant né à Vire le 24 août 1795, fils d’Etienne-François Drudes qui n’a jamais émigré. Seuls, les deux frères d’Etienne-François, désignés ci-dessus, ont réeilement émigré. (Voir : de TousTain-RICHEPOURG [ami de la famille Drudes] : Arbre généalogique de MM. Drudes, seigneurs du Rocher...

s, 1. n. d. (1809], in-8°, 176 p.),

de Hoche ; libéré, il organise la Chouannerie de 1799 ; amnistié le 8 janvier 1803. Décédé à Vire le 25 août 1826 [il était alors célibataire, lieutenant-colonel en retraite et chevalier de Saint-Louis],

DRUDES DE CAMPAGNOLLES (Alexandre), lieutenant de vaisseau ; frère du prérédent ; né à Vire le 19 septembre 1763 ; célibataire ; absent depuis janvier 1792 ; dernier domicile : rue du Ncufbourg. Décédé en Westphalie le 13 novembre 1800 ; amnistié le 16 juin

HEURTAULT DE BoISNEVILLE (Charles-Jacques-Paul), écuyer ; né à Vire le 20 novembre 1774, fils de René-Thomas, officier de fouirière du roi, conseiller à la cour des comptes, et de Suzanne-Jacqueline Boivin de Montigny ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue Notre-Dame. Décédé le 11 avril 1794 dans les digues du Hainaut.

LE BRUN DE BLON (Jéan-Baptiste-Michel-Casimir), écuyer, ancien gendarme de la garde du roi, officier au Royal-Navarre Cavalerie ; né à Vire le 16 mai 1754, fils de Gilles-François [décédé le 3 novembre 1800] et de feu Elisabeth-Jeanne-Françoise de Juvigny ; époux de Marguerite Coquard [depuis le 18 février 1789}, sans enfants ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue Girard. Rentré à Vire en 1802 ; amnistié le 20 novembre 1802 (1). Décédé à Vire le 15 août 1822 [lieutenant-colonel et chevalier de Saint-Louis].

LE BRUN DE LA FRANQUERIE (Louis), écuyer, ancien garde du corps ; né à Vire le 18 juillet 1771, fils de feu Gilles-Jean-Marie [décédé le 17 mars 1791], et d'Anne Brouard de Clermont [sœur . du président du Calvados en 1790-91] ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue des Cordeliers. Décédé en Allemagne le 23 septembre 1794 ; amnistié le 18 août 1803.

LEHARIVEL DE FRESNE (Jacques-François), écuyer, né en 1770 (?). fils de Jacques-Louis [seigneur-baron haut justicier de Fresne, seigneur et patron du Mesnil-Ciboult, et lui-même émigré], et de noble demoiselle Anne-Françoise Lambert de Vengeons ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue du Neufbourg (2). Décédé à Londres le 25 novembre 1794 ; amnistié le 3 juin 1803. ;

LIOULT DE CHÊNEDOLLÉ (Charles-Julien), né à Vire le 4 novembre 1769 ; fils de Charles, dit de Saint-Martin-Don, correcteur des comptes, et de Suzanne-Charlotte-Juliette-Marie Deslandes d’Avilly [décédée le 17 mai 1800] ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile : rue de la Douve. Amnistié le 23 juin 1802, rentré à Vire le 12 août 1802 ; y épouse, le 4 juin 1810, Aimée-Francoise- Antoinette de Banville ; inspecteur de l’Académie de Caen en 1812 ë inspecteur général de l’Université en 1830 ; décédé le 2 décembre

MOREL DE LA SERVINIÈRE (Jean-Michel-Félix), né en 1772 (?) ; fils de Louis-Julien [décédé le 12 avril 1792] et de Marie-Jeanne-Amélie Nolin ; célibataire ; absent depuis 1792 ; dernier domicile rue du Neufbourg. Rentré à Vire le 22 mai 1802 ; amnistié le 16 juillet 1802.

(1) Veuf le 27 octobre 1804, il épousa, le 31 mai 1805, Julienne-Augustine-Euphrasie Noël du Parc, dont il eut un fils.

(2) Chez sa mère « civilement séparée » de son mari. L'émigré a suivi son père à l'étranger,

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