RÉPONSES AU COMITÉ DE SURETÉ GÉNÉRALE
AUSeRleurs:::": Par chaque livre de laine, en 1790 : 10 sous ; endy93 215 7Sous.
Aux tisserands... [L’ouvrier fournit le métier et travaille chez lui] : par chaîne en AA eDNITI0 55 S.:
en 1793 : 7 1. 17 s. 6 d. — Par chaîne en 5/4 Co7O0E SSI enei70 ee 12 2
AUBLOUlONE 7 5 Par deux draps en 4/4 : en 1790 : 1 1. 5 s. CDS METE TES T6 Par deux draps en 5/4 : en 1790 : 3 1 ; en 195 AS ENIIONS [IL achetait la terre de moulin la charretée en OO 2 ANNE en 1793%7:30 11,
OUVRIERS ET JOURNALIERS, PAR JOUR, NOURRIS OuvRIERS ETJOURNALIERS, PAR JOUR, NON NOURRIS 1790 1793 70 70:
Tailleur. 6 sous 9 sous. ie re Couturière. ANNE GS Manœuvres. 185. 11.75.
Blanchisseuse. ES 7 s. 6 d. GoNYreuxs: 11.105. 21.5s. Ravaudeuse. SIDE) 75. 6 d Macçons. 4 11.48. 11.165 Peintre en bâtiments : 11” SR AXES Casseurs de bois. 11.4s, 11.165 Piqueurs de carreau. INRP COMPAGNONS, PAR MOIS, NOURRIS Menuisiers. MASON TD TS 1790 1793 Plafonneurs. 11 11.105.
CEE 10 1. 15 L. l'errassiers. aE, 11.105.
Boulanger. 10 1. 15 Charpentiers. 1:.4s. 11.165. ML 8 L. 12 L. Charrons. LA SIA:
Serrurier. 8 1. 421: l'onneliers. LI ÆsS NTI 16 Coutelier, 9 1. 131105.
Arquebusier. Fe 1210 DoMESTIQUES, PAR AN ET NOURRIS Garçon perruquier. 6 1. 94: ] 1790 1793 Compagnon cordonnier : Domestique mâle. 60 1. 90 1. par paire de souliers. 165. 24 s. Domestique femelle. 30 1. 45 I.
V. RÉPONSES DE L'ADMINISTRATION DU DISTRICT DE VIRE AUX QUESTIONS POSÉES PAR LE COMITÉ DE SURETÉ GÉNÉRALE (1 (5 pluviôse an 11-24 janvier 1794 [Arch.'Calv. L district Vire, anc. 741, f. 12-16|)
1. Les comités de surveillance ont été formés suivant la loi [du 21 mars 1793] et sont en général composés d’amis de la Révo-
(1) Dans sa publication de textes intitulée : Le gouvernement révolutionnaire (10 août 1792-4 brumaire an IV), M. MAUTOUCHET a inséré, p. 302-308, la liste de ces questions sur l’application des lois révolutionnaires cet l’état de l’esprit public, avec les réponses faites le 1‘ pluviôse an II-20 janvier 1794, par les administrateurs du district du Mans. Mais ce questionnaire émane du Comité de salut public. — Or, dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine (n° de sept.-oct. 1912), M. MAuTOUcHET, rendant compte de la thèse de M. Léon DuBreuiz : Le régime révolutionnaire dans le district de Dinan (25 nivôse an II- 30 floréal an III), Paris, 1912, in-8°, s’étonne que le questionnaire cidessus ait été adressé au district de Dinan par le Comité de sûreté générale. Je n’ai pas retrouvé le questionnaire adressé au district de Vire, mais sa réponse est bien adressée au Comité de sûreté générale et non au Comité de salut public. Est-ce que les deux comités se seraient par-
lution. L'administration est occupée du soin de découvrir ceux qui, par leur conduite peu révolutionnaire, sont indignes d’y occu* per une place.
2, 11 y a quatre-vingt-dix-huit comités. (1)
3, 4, 5. La loi du 17 septembre a reçu assez universellement son exécution, particulièrement dans la commune de Vire, où les arrestations ont été nombreuses, comme on le verra d’après les procès-verbaux d’arrestation qui seront envoyés (2), et à Noireau (3), autre commune assez populeuse.
6. Dans les campagnes, beaucoup d’arrestations ont eu pour cause des haines particulières, et, particulièrement, ceux qui n’allaient pas à la messe ont été déclarés suspects.
7. Il y a deux sociétés populaires dans le district, celles de Vire et de Noireau.
8. Celle de Vire vient de passer ses membres au scrutin épuratoire. Elle emploie ses séances à l’instruction des citoyens, à découvrir et dénoncer les abus. Elle a un comité de surveillance. Ses membres ont toujours été amis ardents de la Révolution. Celle de Noireau est composée aussi de patriotes sans interruption depuis 1789 et sont de vrais républicains (sic).
9. Elles sont l’une et l’autre affiliées aux Jacobins. Celle de Vire, depuis l’épuration de ses membres, vient de renouveler l’affiliation.
10. Les autorités constituées sont, en général, à la hauteur des circonstances ; mais, dans les campagnes, le défaut d’éducation. les préjugés empêchent de bien apprécier la Révolution. Cependant, la très grande majorité de ceux qui composent les municipalités et les comités de surveillance détestent l’ancien régime, et goûteront, dans peu, les avantages du nouveau.
11. La loi sur le partage des communaux n’a pas eu toute son exécution ; comme les formalités qu’elle prescrit sont un peu longues, nous pensons que peu de partages ont encore eu lieu. Mais, dans plusieurs communes, on s’en est occupé, suivant plusieurs renseignements parvenus à l’administration.
La loi sur le maximum est éludée par quelques vendeurs avides qui se cachent et sont difficiles à découvrir. Cependant, elle est observée à l’égard d’une grande partie des denrées de première nécessité. Si nous pouvions découvrir les infracteurs, nous les ferions punir suivant toute la rigueur des lois.
Celle sur les certificats de civisme et de résidence est généralement et strictement observée.
Celle sur le brülement des titres féodaux a reçu une assez pleine et entière exécution. Tous les citoyens ont vu avec joie et allégresse brûler les anciens instruments de l'esclavage.
tagé le soin de transmettre ces questionnaires et celui de recevoir les réponses, le Comité de sûreté générale opérant pour la première moitié des départements pris dans l’ordre alphabétique, le Comité de salut public pour la seconde moitié ?
(1) 97 communes, mais Vire a deux comités.
(2) Voir la liste, p. 668-673.
(3) Nom révolutionnaire de Condé-sur-Noireau