‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 10 sur 922 · Olhagaray. — Xiména, Eiseména · texte numérisé non relu

Olhagaray. — Xiména, Eiseména

donjon cata*lan que pour s'élancer dans les vastes champs de bataille des guerres albigeoises. Comme la croisade fondait sur le Midi, l'Infant de Foix avait environ trente ans (1209). Ses premières armes furent toutes filiales. Il arrache son père et son beau-père des tours d'Urgel, et après avoir défendu son patrimoine dans une étroite conque des Pyrénées, il défendra la patrie romane, dans les vastes plaines méridionales, contre les hordes dévastatrices de France et d'Europe. Toutefois, dans cette lutte gigantesque, il n'est que le second du vieux et héroïque comte, et, quoiqu'au premier rang, il ne figure pas en chef aux batailles de Montjoire, des Bordes, de Muret, de Bazièges, non plus qu'aux deux défenses de Toulouse, l'une où fut tué Montfort, l'autre où Louis de France fut vaincu. Dans toute cette période, la première renommée chevaleresque, le rôle éclatant de la guerre appartient incontestablement au vieux comte de Foix : il est le Roland pyrénéen.

Mais, après la mort de Ramon VI, son suzerain, et de Ramon-Roger, son père, le comte Roger-Bernard, alors dans toute la force de l'âge et de la renommée, reste le tuteur des jeunes comtes de Toulouse et de Garcassonne, le vengeur de la patrie romane, et le chef de la guerre. Dernier survivant, il hérite de toute une génération de héros, il achève la victoire, et recueille le triomphe. Mais, depuis longtemps déjà, il s'est approprié ce rôle de chef de FaidiU * et de libérateur national. Après

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