‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 128 sur 922 · Albéric, - Catel · texte numérisé non relu

Albéric, - Catel

confréries catholiques de Toulouse, entraîna le comte à la démolition des places fortes. Ces hordes étrangères et fanatiques se ruèrent contre ces murs vénérables, victorieux des Maures et des croisades, contre ces derniers asiles de l'indépendance romane. Trente villes durent être démantelées dans le cours de cet hiver (1 230) , et leurs décombres roulèrent pêle-mêle sur les rampes des montagnes dont leurs enceintes crénelées couronnaient la cime comme des corbeilles de civilisation chevaleresque, de liberté consulaire, et de foi léoniste et cathare. Faisons le dénombrement de ces cités héroïques, car elles aussi furent des martyres * .

Agen a prouvé son patriotisme par la déclaration de son conseil communal jurant de ne pactiser jamais ni avec le roi de France ni avec le pape de Rome. Avignonet est comme la métropole de l'Albigisme du Lauragais qui s'illustrera bientôt par le massacre des inquisiteurs. La Bessède est le bourg du chevalier Pagan qui bientôt sera martyr, après son peuple massacré par Yévéque des Diables. Cassagnol fut assiégé et saccagé deux fois par Montfort. Castelnaudari eut aussi plusieurs sièges et vit les batailles de Montjoire et de Saint-Martin-des- Bordes. Gastelsarrazin a contre lui, outre la valeur de ses habitants, leur cri de fidélité tragique : Nous mangerons, s'il le faut, nos enfants / Condom est la capitale de l'Albigisme appelé en Gascogne l'hérésie condomane. Fanjaus, longtemps le séjour de Guilhabert de Castres, est l'ennemi de l'ordre dominicain

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