‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 161 sur 922 · Guil. de Pull., ch. xL · texte numérisé non relu

Guil. de Pull., ch. xL

RÉACTION CONTRE ROME ET LA FRANCE. — LUTTE DES CHEVALIERS DE VERTFEOIL ET DE L'ÉVÉQUE DE TOULOUSE. —MORT DE l'ÉVÊQUB FOULQUES ET SES FUNERAILLES. — SUPPLICE DE PAGAN ET DES FAIDITS DE LA BESSÈDE.

Le meurtre du sénéchal André de Chauvet, dont on accusa les chevaliers d'Aniort, fut comme le signal d*une réaction contre Rome et le roi de France. « Les enfants de Déliai, dit un vieux moine, sortirent des abîmes où ils se tenaient cachés, et s'élancèrent contre Tévêque de Toulouse*. «Gesôngands n'étaient autres que les seigneurs légitimes de Vertfeuil, château situé à six lieues au levant de la grande cité romane. Dans le dernier siècle, leurs pères, ardents Albigeois, n'avaient répondu aux prédications de saint Bernard, et aux admonestations du légat pontifical, que par un bruyant et triomphant charivari. « Vertfeuil, s'écria le furieux abbé de Glairvaux, Vertfeuil, que Dieu te dessèche ! » La croisade, en effet, soixante ans plus tard, avait desséché non-seulement Vertfeuil, mais encore Toulouse et le Midi tout entier, qui n'a jamais reverdi, brûlé par Touragan du Nord. Simon de Montfort en avait dépossédé les châtelains, donné leurs terres à l'évêque Foulques, et 'confié la garde du domaine épiscopal à un chevalier fran-

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