‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 165 sur 922 · Guil. de Puil., ch.xLi. Troubadours, Folq. de Mars · texte numérisé non relu

Guil. de Puil., ch.xLi. Troubadours, Folq. de Mars

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de sa forêt de bouleaux, portait le nom de la Besseda, Mais Pagan *, seigneur de la Besseda, avec quelques hommes de pied et de cheval, s'était échappé. Dépouillé de son manoir et de son bourg démantelé, il vivait en faidit dans les antres et les forets de la montagne Noire. Il ne s'effraya pas du supplice de Gérald, il embrassa le sacerdoce albigeois et devint chevalier-sauvage du Paraclet. Pagan, diacre-guerrier, suivi de son compagnon prêtre-soldat comme lui, à la tête des proscrits de la Bessède, presque tous parfaits, prêchant et guerroyant, parcourait à cheval les plaines du Lauragais. Le chevalier Pierre de Recaud le trouva un jour à Tendroit où la route coupe le petit Ers, au nord de Toulouse. Pierre était probablement le fils de Ramon de Recaud, gouverneur de Ramon VIT. Il était le compatriote de Pagan : dans sa troupe était son frère Sans ; peut-être même ses deux sœurs Condors et A.nglesia, diaconesses. Nul doute que sous prétexte de voir son frère ou ses sœurs, Recaud ne vînt en secret de la part du comte alarmé du sort qui menaçait Pagan. S'éloignant un peu sur le bord du torrent, Pierre le conjura d'abandonner la foi cathare. Jamais, s'écria le généreux proscrit, je ne romprai le vœu que j'ai fait au Seigneur, et il continua sa route dans la forêt*.

Le comte évidemment, instruit de quelque projet

1. Pagan dérive de Pagus. Il a le même sens que Pages. On ne doit donc pas le traduire par payen, comme l'a fait M Schmidt, mais bien plutôt par citoyen.

2. Manuscrit de l'Inq. de Toulouse : art Montmaur. Voy. Recaud, art. Mas Saintes-Puelles.

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