Doat, Du Mége, traditions
Doat, Montségur.
deux rives de l'Ers. Il avait donné à Gui de Lévis, son maréchal, le château et les plaines de Mirepois, avec le pays d'Olraès; Ghalabre et le Chercorb à Jehan de Bruyères; Fanjaus à Tévêque de Tou* louse; et au moine Dominique, Prouille, berceau de Tordre dominicain. Ainsi la maison de Bélissen se trouva dépouillée de ses principales châtellenies. Le vieux et grand comte, Ramon-Roger, en 1222, arracha Mirepois aux Français, et, succombant à de vieilles blessures rouvertes dans cette escalade, trouva le terme de sa carrière chevaleresque au pied de ces tours fidèles qu'il rendait à ses antiques possesseurs. Pourtant, avant d'expirer, il put recevoir l'hommage des douze rameaux de Bélissen, au nombre desquels était son fils, Loup de Foix, réunis aux Castellar de Ramiers*. Puis il mourut dans ce triomphe inachevé de la patrie romane, et ses vassaux éplorés et victorieux accompagnèrent l'ami de Richard-Cœur-de-Lion dans son sépulcre de Bolbone.
Les seigneurs de Mirepois abattirent les fortifications construites par Gui de Levis, et ne laissèrent subsister, sur le coteau, que la tour antique, le donjon primitif, symbole de l'indépendance et de la poétique féodalité romane. Mais, quelque temps après, le roi de France ressaisit Carcassonne. Ramiers, et reconstitua la conquête de Montfort, et la spoliation originelle fut immuablement et irrévocablement scellée par le traité dé Paris (1229). Le maréchal de la croisade, remis en